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L'ambassadeur du Maroc à Vienne met en avant la politique du Royaume dans le domaine des énergies renouvelables  08/10/2019

Vienne - L'ambassadeur, représentant permanent du Royaume auprès des organisations internationales à Vienne, M. Azzeddine Farhane, a mis en avant lundi dans la capitale autrichienne, la politique du Royaume dans le domaine des énergies renouvelables. 

Intervenant lors de la réunion du Groupe de contact méditerranéen de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), M. Farhane a souligné que dans un monde où l’énergie sous toutes ses formes constitue l’épine dorsale des économies de tous les pays sans exception, gage de leur développement et vecteur de leur croissance, le Maroc a mis en place une politique énergétique ambitieuse des énergies renouvelables qui est à même d’assurer un approvisionnement énergétique rationnel dans un contexte international marqué par une forte croissance de la demande de l’énergie, indique un communiqué de l'ambassade du Maroc à Vienne.

Lors de cette réunion tenue sous le thème ''Digitalisation et futur de l'énergie'', l'ambassadeur a souligné que cette politique a pour objectifs notamment de maitriser les coûts en perpétuelles fluctuations des produits pétroliers et ses dérivés, de préserver l’environnement en atténuant les émissions de gaz à effet de serre, d'assurer une autonomie, même partielle, par rapport au marché international de l’énergie, d'accélérer l’intégration industrielle, de développer les compétences, de réaliser une recherche scientifique et appliquée, de pérenniser le développement socio-économique, de garantir la sécurité d’approvisionnement en énergie et d'assurer l’accès généralisé à l’énergie à prix compétitif.

M. Farhane a indiqué que l’énergie au Maroc constitue une des priorités majeures de l’action du gouvernement conformément aux Hautes Directives de SM le Roi Mohammed VI, et qui projette de porter à 42 pc la production des énergies renouvelables dans la production électrique en 2020 et à 52 pc à l’horizon 2030. 

Dans ce contexte, le Maroc a opté pour les énergies renouvelables afin de se libérer d’une dépendance au marché international de l’énergie fossile, et lui permettre également de contribuer aux efforts globaux de la protection de l’environnement, a-t-il ajouté. 

A ce propos, l’organisation de la COP 22 à Marrakech a été pour le Maroc et la communauté internationale une occasion idoine pour renouveler leur engagement en matière de sauvegarde de l’environnement et d’atténuation des effets négatifs des changements climatiques, a affirmé le diplomate, ajoutant que cette conférence a constitué un moment fort pour conjuguer les efforts internationaux et fédérer les actions salvatrices pour préserver l’environnement.

Pour accompagner sa stratégie de transition énergétique, le Maroc a procédé à la révision de sa réglementation juridique en la matière et à la mise en place d’un certain nombre d’institutions qui assurent la mise en œuvre des projets et programmes relatifs à l’énergie, a ajouté l'ambassadeur, citant à titre d'exemple l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique, la Société d’investissements énergétiques, le Fonds de développement énergétique, l’Institut de recherches solaires et des énergies renouvelables et l’Agence marocaine pour l’énergie solaire.

Toutes ces institutions jouent un rôle clé dans l’aboutissement des projets de grande envergure, a-t-il dit, rappelant en particulier la Centrale solaire Noor- Ouarzazate, une centrale thermodynamique qui se positionne parmi les plus grandes centrales solaires au monde avec une capacité de 580 MW. 

Il a de même indiqué que le Maroc fidèle à ses engagements envers le continent africain, ne cesse de multiplier les actions qui visent son développement harmonieux et durable, notant que les projets en matière d’énergies renouvelables sont une preuve supplémentaire de cette coopération Sud-Sud qui offre à l’Afrique l’opportunité de se développer et de se doter d’infrastructures énergétiques. 

Le diplomate a aussi souligné qu’en marge de la COP 22 et à l’initiative du Maroc, un Sommet africain de l’action a réuni une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement afin de donner au continent les moyens d’harmoniser les efforts des uns et des autres dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques et d’agir d’une manière collective en faveur du développement durable. 

Dans le cadre d'une coopération Sud-Sud mutuellement bénéfique, le Maroc a conclu des partenariats dans le secteur énergétique avec de nombreux pays africains notamment la Tanzanie, le Sénégal, Djibouti, l’Ethiopie, le Nigeria, Madagascar, le Rwanda, la Tunisie la Guinée-Bissau et la Zambie, a dit M. Farhane. 

Il a expliqué que l'objectif de ces partenariats est de soutenir les pays africains pour développer des technologies d'énergies renouvelables les plus adaptées à leurs conditions naturelles et à leurs besoins énergétiques spécifiques. 

Le diplomate a de même souligné que l’énergie représente pour le Maroc un champ fertile de coopération internationale, rappelant à cet égard l'étroite collaboration du Maroc avec de nombreux pays de l'Union européenne notamment l’Espagne, la France le Portugal et l’Allemagne à travers l’agence "GIZ", (Deutch Gesllschat Fur Internationale). 

S'agissant de la digitalisation, M. Farhane a indiqué que le Maroc, conscient des avantages que procure l’utilisation du digital, et de son impact décisif, s’emploie activement pour s’inscrire dans cette mouvance technologique internationale et accélérer le processus de modernisation de son économie, de son administration et de son enseignement. 

Il a dans ce sens rappelé que le Maroc a mis en place l’Agence du développement du digital chargée de mettre en œuvre la stratégie de l'Etat en matière de développement du digital, de promouvoir des outils numériques, de favoriser l’inclusion numérique et de développer les écosystèmes numériques. En fait, il s’agit de rendre plus fluide l’accès à l’ensemble de tous les services administratifs tout en les modernisant pour qu’ils soient plus efficaces, a-t-il dit. 

Il s'est félicité de la profondeur et de la qualité des relations de coopération fructueuses qui lient le Maroc et l’OSCE, comme en témoigne la tenue pour la première fois dans l'histoire dans un pays partenaire pour la coopération, des travaux de la session d'automne de la 18ème Assemblée Parlementaire de l'organisation (AP-OSCE), du 4 au 6 octobre à Marrakech sous le thème "la promotion de la sécurité dans la région euro-méditerranéenne: le rôle de l'OSCE et de ses partenaires". 
MAP

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