MAFRIQUE



En Afrique de l’Ouest, la guerre de l’attiéké remplace celle du couscous  28/11/2019

Au royaume de la gastronomie ouest africaine, l’attiéké, ou semoule de manioc, est un mets réputé, présent dans de nombreux plats nationaux. Depuis quelques jours, il est au cœur d’un conflit de propriété intellectuelle entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Derrière les enjeux culturels et économiques, la polémique rappelle la terrible «guerre du couscous» au Maghreb. Jeune Afrique (FR)
Heidi

La «Black Tax», boulet de la jeunesse africaine ?  28/11/2019

Dans l’Afrique du Sud post apartheid, on appelle «Black Tax» le devoir qu’ont les membres les plus actifs ou les plus riches de la famille de redistribuer une partie de leurs revenus aux membres moins aisés. Cette solidarité nécessaire lors des récessions économiques, rencontre une opposition de plus en plus forte, dévoilant une lutte entre conservatisme et individualisme. Le Monde Afrique (FR, Paywall)
Heidi

Novartis se prépare à lancer en Afrique un nouveau et coûteux médicament contre la drépanocytose  28/11/2019

Le problème est que ce traitement commercialisé sous le nom Adakveo coûte très cher, entre 84’852 and 113’136 dollars par an et par patient. Un prix prohibitif pour de nombreux systèmes de santé du continent. Pourtant, c’est en Afrique que se trouve la majorité des 12 millions de personnes atteintes de cette malformation des globules rouges. Chaque année 30% à 50% des 300’000 enfants nés avec cette maladie héréditaire, meurent avant 5 ans. 200’000 sont en Afrique. Quartz 
Heidi

Royaume-Uni : embourbé dans l’affaire Epstein, le prince Andrew se retire de la vie publique  22/11/2019

Le prince Andrew, second fils de la reine Élisabeth II, va “se retirer de la vie publique dans un avenir proche”, rapporte The Guardian.  L’annonce, mercredi, survient après des jours de pressions croissantes dans la foulée d’une calamiteuse interview à la BBC au sujet de son amitié avec le financier américain Jeffrey Epstein, qui était accusé d’avoir exploité sexuellement des jeunes filles mineures durant des années et s’est suicidé en prison. Plus tôt dans la journée, le géant britannique des télécoms BT avait fait savoir qu’il allait cesser de soutenir un programme de financement d’apprentissage du numérique si le duc d’York en restait le parrain.
CI

Manifestations en Iran : l’ONU et Amnesty International redoutent un lourd bilan humain  22/11/2019

Les Nations unies ont tiré la sonnette d’alarme mardi après quatre jours de troubles dans le pays, disant craindre que “des dizaines” de personnes aient été tuées lors de manifestations contre une hausse de l’essence. Amnesty International estime de son côté qu’il pourrait y avoir entre 100 et 200 morts. Internet ayant été coupé par le gouvernement samedi soir, la situation reste très difficile à évaluer à l’échelle du pays. “Les personnes qui ont pu être jointes” par le service iranien de la radio publique britannique “ont brossé un tableau sombre de la situation”, note Jiyar Gol, journaliste de la BBC. “Les forces de sécurité ont été filmées en train de tirer sur des manifestants. Les familles des personnes tuées affirment que les autorités ont refusé de leur remettre les corps pour les inhumer. La sécurité est très présente sur les places publiques et dans les grandes artères. Beaucoup d’étudiants ont été arrêtés et le pouvoir judiciaire a averti que l’envoi de vidéos à l’étranger était considéré comme une infraction pénale.”
CI

Netanyahou inculpé pour corruption  22/11/2019

Le premier ministre israélien est notamment accusé d’avoir introduit des régulations pour favoriser les affaires d’un magnat des télécoms et des médias, en échange d’une couverture de presse favorable. Dans le pays, jamais un premier ministre en fonction n’avait fait face à une telle inculpation. L’intéressé dénonce «une tentative de coup d’Etat». Haaretz
MAfrique.info

Bulletin écologique du Maghreb  12/11/2019

Tunis - Les autorités tunisiennes devraient augmenter les tarifs de l'eau pour atténuer la pression sur l'eau, préconisent deux experts du bureau de la Banque Mondiale (BM) en Tunisie, Antonious Verheijen, responsable des opérations pour la Tunisie, Moyen-Orient et Afrique du Nord et Carolina Dominguez, spécialiste de l'eau et de l'assainissement.

"Une meilleure gestion de la demande d'eau peut aider à atténuer la pression, par exemple par l’augmentation substantielle des tarifs de l'eau pour toute consommation qui va au-delà d’un certain volume (tel est le cas de l'électricité)", ont recommandé les deux auteurs d'un blog titré "Gaspillage de la ressource la plus précieuse du pays : discréditer les faux arguments autour des tarifs dérisoires de l’eau" et publié sur le site de la BM.

D'après eux, les tarifs ont augmenté depuis 2003 de façon irrégulière et dans des proportions insuffisantes.

"Les tarifs de l'eau n’ont pas été alignés sur l'inflation, encore moins les coûts de traitement (y compris le dessalement coûteux) et de distribution, en perpétuelle croissance", ont-ils fait observer.

Il est triste de constater qu’en termes relatifs, l’eau coûte aujourd’hui moins cher qu’en 2003, ont-ils déploré, relevant que la décision de principe que le gouvernement a prise en octobre 2018 pour augmenter les tarifs de l'eau est restée lettre morte.

Ils ont lancé, à cet effet, un appel aux autorités tunisiennes pour qu'elles "assument les responsabilités qui sont les leurs et qu’ils remédient à ce qui est devenu l’anomalie la plus confirmée dans le pays : le gaspillage de la ressource la plus précieuse, accessible pour pratiquement rien".

"Le maintien des tarifs de l’eau à des niveaux dérisoires exacerbe les inégalités et spolie le pays de cette ressource non renouvelable. La consommation d'eau étant mesurable, une des solutions à laquelle il conviendrait de réfléchir consiste à appliquer des tarifs différenciés, selon que l’on soit petit ou gros consommateur", ont recommandé les auteurs de la BM.

Ils sont revenus, à cet effet, sur l'étude menée par la BM en 2018, qui a montré que l’impact négatif de l'ajustement des tarifs aux seuils de rentabilité était très négligeable.

La même étude a également fait ressortir que les 20% des ménages les plus riches consomment quatre fois plus d'eau que les 20% les plus pauvres et tirent donc meilleur profit des subventions publiques.

Les deux experts sont allés jusqu'à qualifier d"'absurde" l'argument de la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux (SONEDE) concernant les pénuries d'eau potable.

La société explique cette pénurie par l’insuffisance des ressources hydriques au niveau des réservoirs et des comportements de surconsommation alors que les précipitations ont atteint un niveau record l'hiver dernier en Tunisie et "les réservoirs n’ont jamais été aussi bien alimentés depuis cinq ans", expliquent-ils.

"Le ministre de l'agriculture a lui-même déclaré que les réservoirs ont été remplis à plus de 80% de leurs capacités. Ce n’est pas la première fois que les Tunisiens se retrouvent confrontés à de graves pénuries d’eau. Mais c’est la première fois que cela arrive pendant une année à pluviométrie favorable", poursuit l'étude.

-. Le Voilier "Blue Panda" du Fonds mondial pour la nature (WWF) a fait escale, du 27 au 30 octobre, au port de plaisance "Marina", à Monastir.

Il se veut l’ambassadeur de WWF France pour sensibiliser les habitants du pourtour méditerranéen à la lutte contre les déchets plastiques.

Des accords de partenariat ont été signés, à cette occasion, entre WWF, le ministère tunisien des Affaires locales et de l'Environnement et cinq municipalités à savoir Monastir, Tinja (Bizerte), le Kram, Nabeul, et Hammamet.

Son objectif est de réduire l'utilisation du plastique et créer des villes intelligentes sans déchets en plastique. 

A travers cette action, le WWF tente de mobiliser 6 pays méditerranéens et sensibiliser près de 10 mille personnes à la nécessité de lutter contre la pollution du plastique.

Les gouvernements et les acteurs dans les pays riverains sont appelés à trouver des solutions rapides pour la protection de la mer contre le rejet, chaque année, de quelque 600 mille tonnes de plastique.

Le périple du Blue Panda a commencé le 25 mai 2019, à partir de la côte française, en passant par l’Italie, la Grèce et la Turquie, avant d’arriver en Tunisie à Monastir et au Maroc pour boucler la boucle en France.
MAP

Bulletin quotidien d'informations économiques africaines  12/11/2019

Cameroun-croissance

L'activité économique du Cameroun a poursuivi son amélioration au 2ème trimestre de 2019 avec une croissance réelle du produit intérieur brut (PIB) de 4,2% par rapport à la même période en 2018, selon les comptes nationaux trimestriels publiés par l’Institut national de la statistique (INS).

Cette performance résulte du dynamisme observé dans les secteurs tertiaire (2,7 points), secondaire (1,1 point) et du primaire (0,4 point) et dans la consommation finale et la composante privée de l’investissement avec des contributions respectives de 4,4 points et 2,4 points. 

Ghana-Budget

La Fédération ghanéenne du travail (GFL) a estimé que le budget 2020 devrait s'attaquer à la situation désastreuse de l'industrie textile ghanéenne.

Selon M. Abraham Koomson, secrétaire général de la GFL, le gouvernement doit mettre en œuvre des mesures concrètes pour faire face aux défis du secteur.

M. Ken Ofori-Atta, ministre des Finances, doit présenter, jeudi, la déclaration budgétaire et la politique économique pour 2020 au Parlement.

Nigeria-Chine

L'entreprise China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC), géant chinois de la construction publique, va construire une usine d'assemblage de matériel roulant au Nigeria.

Selon le vice-président nigérian Yemi Osinbajo, une fois achevée cette usine produira des wagons pour les lignes ferroviaires Lagos-Ibadan et Abuja-Kaduna (...) et satisfera les besoins d'autres opérateurs ferroviaires dans la sous-région ouest-africaine, voire dans tout le continent africain.

"Cette usine devrait constituer une plateforme importante pour les techniciens, les artisans et autres en vue de maîtriser des compétences spécialisées pour la production et l'entretien des matériels roulants", a ajouté M. Osinbajo. 
MAP

Les mesures disciplinaires prises à l'encontre de détenus des événements d'Al-Hoceima remplissent toutes les conditions juridiques (DGAPR)  12/11/2019

Rabat - Les mesures disciplinaires prises à l'encontre d'un groupe de détenus dans le cadre des événements d'Al-Hoceima remplissent toutes les conditions juridiques, y compris la tenue de Conseils disciplinaires devant lesquels les prisonniers ont refusé de comparaître et l'établissement des procès-verbaux y afférents, indique lundi la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR).

Dans une mise au point en réaction à des propos à ce sujet relayés par un site électronique et attribués au président d’une association qui "prétend défendre les droits de l'Homme", la DGAPR précise que l’administration de l’établissement pénitentiaire n’a pris aucune mesure contraire à la loi et aux procédures en vigueur en matière de sanctions disciplinaires.

La DGAPR "a toujours veillé au respect du statut régissant les établissements pénitentiaires, aussi bien en ce qui concerne la prise de sanctions disciplinaires qu’en ce qui est de l’exécution de ces sanctions", en ce sens que les détenus concernés avaient été autorisés de contacter leurs proches pour les informer des établissements vers lesquels ils avaient été transférés, et de communiquer avec leurs avocats, a ajouté la même source.

Les détenus concernés ont reçu quotidiennement leurs repas et bénéficié des soins médicaux et du temps de récréation, alors qu’ils ont été privés de la visite familiale et des appels téléphoniques autorisés en temps normal, a poursuivi la DGAPR, ajoutant que les cellules individuelles où ces détenus avaient été placés disposent de toutes les conditions sanitaires (éclairage, ventilation, propreté).

Et d’ajouter que les propos attribués au président de l’association précitée "ne sont qu’un subterfuge dont l'opinion publique nationale a pris désormais conscience", et qui consiste en l’instrumentalisation de ce type d’affaires pour brouiller les cartes et véhiculer des mensonges, afin de servir les agendas de parties hostiles aux intérêts suprêmes de l’Etat marocain, comme ceci avait été clarifié par la DGAPR dans de précédents communiqués.

Au lieu de s’engager dans des affaires qui ne relèvent pas de sa compétence morale, cette association "devrait cesser d'accomplir les basses besognes pour lesquelles elle est rétribuée, et à cause desquels elle a perdu toute crédibilité auprès de l’opinion publique", conclut la délégation générale.
MAP

Revue de la presse quotidienne internationale africaine  12/11/2019

Dakar - Le rapatriement annoncé des réserves de change de la BCEAO, l'enrichissement illicite au Gabon, la situation sécuritaire au Mali, la visite du président congolais en France, la coopération entre le Kenya et le Lesotho et les relations économiques entre les Etats-Unis et l’Ethiopie sont les principaux sujets qui attirent l’attention de la presse africaine parue mardi.

Au Sénégal, +Le Soleil+ écrit sous le titre « Rapatriement annoncé des réserves de change de la BCEAO : quelles implications pour les accords monétaires avec la France ? », que l'annonce du président béninois sur le retrait des réserves de change du franc CFA, logés actuellement à la Banque de France, soulève beaucoup de questions.

Que va-t-il advenir du compte d’opérations ? A quoi servent ces réserves de change ? s’interroge la publication, relevant qu’au-delà de la valeur psychologique, une telle décision, si elle se concrétise, aboutira à un changement très profond du système CFA tel qu’il fonctionne actuellement.

Sur un autre registre, +Le Quotidien+, qui titre «La Gambie porte plainte contre la Birmanie sur le sort des Rohingyas », souligne que la Gambie a déposé plainte, lundi, devant la Cour internationale de justice contre la Birmanie pour le génocide des Rohingyas.

La plainte déposée par la Gambie dénonce la responsabilité du gouvernement birman et de son armée et s’appuie sur 600 témoignages recueillis dans les camps de réfugiés au Bangladesh, note le journal, indiquant que la plainte a été déposée par la Gambie au nom de l’Organisation de la coopération islamique.

Au Gabon, +l'Union+ s’intéresse à l’enrichissement illicite. Il écrit sous le titre "Patrimoine : les récalcitrants" que peu de dépositaires de l’autorité de l’Etat se soumettent à l’obligation légale qui leur est faite de déclarer leurs biens, nourrissant à leur égard des soupçons d’enrichissement sans cause.

A cet égard, ajoute le journal, une vaste campagne de sensibilisation a été lancée hier à l’intention des agents de l’Etat par la commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI).

Sur un autre registre, la publication indique que quelques jours après le dernier réaménagement gouvernemental (jeudi dernier), les nouveaux ministres ont prêté serment, hier, au palais du bord de mer, devant le président de la République, Ali Bongo Ondimba, les membres de la Cour constitutionnelle et les présidents des Chambres du Parlement (Sénat et Assemblée nationale), comme l'exige la Constitution.

Au Mali +l'essor+ indique que l'armée mène actuellement dans le centre du pays une vaste offensive qui a permis de mettre hors d'état de nuire plusieurs terroristes.

"Les forces de défense et de sécurité du Mali ont engagé, depuis quelques jours, une offensive de grande envergure contre les bases terroristes dans certaines localités du centre du pays", a indiqué le journal, notant que "plusieurs terroristes" ont été tués, sans préciser le nombre.

Et d'ajouter que le gouvernement a formellement démenti la prise, véhiculée sur les réseaux sociaux, d'engins blindés par les jihadistes lors de leurs assauts récents contre les positions de l'armée malienne.

En RD congo, +L'Avenir+ revient sur le voyage du président congolais Félix Tshisekedi en France. Devant la diaspora congolaise de Paris, le chef de l’Etat a affirmé que bien que sa plateforme, Cach, à elle seule au parlement ne représente que 10% des députés nationaux, "au gouvernement, nous avons réussi à avoir 35% des ministres" et que la politique qui est menée par le Premier ministre Sylvestre Ilunga est celle qu’il a inspirée.

“Au sujet de la polémique sur ses voyages, F. Tshisekedi dit avoir réussi à ramener au pays plus de 1,5 milliard de dollars US, pendant que les dépenses relatives au voyage n’ont même pas coûté 50 millions de dollars Us. Il dit qu’il n’écoutera pas ces mauvaises langues qui battaient déjà campagne pour décourager les investisseurs”, rapporte-t-il.

L’éditorialiste de son confrère +Forum des AS+ veut voir les choses dans leur manifestation concrète, car, explique-t-il, “rassasiés d'annonces, d'intentions généreuses et de promesses des lendemains qui chantent, les Congolais ne tiennent pour argent comptant -au propre comme au figuré- que le concret”. 

En plus, “entre l'instant où les partenaires déclarent ouvrir les vannes des dollars ou des euros et le moment où ces espèces sonnantes et trébuchantes coulent au robinet, il se passe souvent beaucoup de temps. Voire une éternité que finit par engloutir la marmaille de conditionnalités difficiles à remplir”, souligne-t-il. 

Au Kenya, les principaux quotidiens rapportent mardi que trois accords de coopération clés ont été signés lundi avec le Royaume du Lesotho.

les trois accords en question qui visent à renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays, ont été signés, lundi à State House, par le président Uhuru Kenyatta et le Premier ministre du Lesotho, Motsoahae Thomas Thabane , qui a entrepris une visite de trois jours au Kenya.

Il s'agit d'un accord sur la création d'une commission mixte de coopération (CCM), un mémorandum d'accord pour les consultations bilatérales ainsi qu'un mémorandum d'accord dans le domaine du sport.
MAP

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