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Le Mercredi 27 Novembre 2019 - Par MAP

Revue de la presse quotidienne internationale africaine du 27/11/2019


Dakar - Le budget 2020 au Sénégal, le dialogue politique entre le Gabon et l'Union européenne, le Sommet mondial sur le genre à Kigali, la coopération entre l'Ethiopie et le Japon, la question de la sécurité en RDC et les développements sur la scène politique au Kenya sont les principaux sujets abordés par la presse africaine parue mercredi.


Au Sénégal, +Le Soleil+, qui s'intéresse au projet de loi de finances 2020, écrit sous le titre « Les séances plénières démarrent ce matin », que l'assemblée nationale démarre aujourd’hui l’examen du projet de loi de finances 2020, notant que cette année, le Sénégal sera dans l’ère du budget-programme.

D’après la publication, les discussions vont porter sur les considérations générales, l’examen des recettes, la dette publique et les pouvoirs publics, relevant que la nouveauté cette année est que le Sénégal sera dans l’ère du budget-programme qui résulte des réformes intervenues dans les finances publiques au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine avec l’adoption du budget-programme au Sénégal à partir du 1er janvier 2020.

Son confrère +Enquête+ focalise sur la hausse prochaine des coûts d’électricité, notant que les coûts non maîtrisables du prix du baril de pétrole et le manque à gagner dans le revenu de la Société nationale d’électricité (Senelec) expliquent cette hausse.

Selon le journal, à partir du 1er décembre 2019, les tarifs d’électricité connaitront une hausse appliquée de manière différente selon les couches sociales, notant que 50 % des clients compris dans la consommation domestique, à savoir 611.203 ne seront pas impactés par cette révision. 

Les 300.000 autres verront leur facture augmenter de 2,7 %, alors que pour les ménages restants, la hausse se situera entre 7 et 10 %.

Au Gabon, +Matin Equatorial+ s'intéresse à la coopération entre Libreville et Bruxelles. Il écrit dans ce sens qu’après deux de suspension, le dialogue politique intensifié entre le gouvernement et l’Union Européenne (UE) a repris ce lundi, notant que le premier ministre Julien Nkoghe Bekale et l’ambassadeur de l’UE au Gabon, Rosario Bento ont donné le ton de ces pourparlers qui devront se poursuivre au ministère des affaires étrangères.

Sur un autre registre, +L’Union+ écrit que c’est un scandale de grande ampleur qui vient d’être mis au jour au sein de Gabon Oil Company (GOC) et ses filiales, expliquant que décaissement douteux et non justifié, sous-traitance pompe à fric, caisse noire, financement opaque d’associations et d’activistes : ce sont au total plus de 85 milliards de francs qui se sont ainsi volatisés en deux ans.

Au Rwanda, le quotidien +The New Times+ rapporte que la Communauté de l'Afrique de l'Est, le Marché commun de l'Afrique orientale et australe et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest ont lancé, mardi à Kigali, une plateforme numérique visant à répondre aux besoins d'information des femmes chefs d’entreprise en Afrique.

Ce projet, lancé en marge du Sommet mondial sur le genre qui se tient à Kigali, permettra entre autres de relier 50 millions de femmes d’affaires africaines à travers une application numérique, détaille le journal anglophone.

La nouvelle plateforme, écrit-on, permettra aux femmes de 38 pays africains de trouver des informations sur la gestion des entreprises, l'accès aux services financiers, la création d'opportunités commerciales en ligne et l'accès aux ressources de formation.

Au Ghana, +Daily Graphic+ rapporte que le ministère ghanéen de la Santé a achevé le recrutement de 120 infirmières appelées à travailler à la Barbade, dans les Caraïbes.

Environ 5.000 infirmières avaient postulé pour les postes, mais 120 seulement d'entre elles sont sélectionnées dans le cadre d’un accord conclu entre le Ghana et la Barbade, précise le quotidien.

Son confrère, +Ghanaian Times+ s’intéresse au congrès régional sur l'autonomisation des femmes dans le secteur touristique, focus sur l'Afrique, qui se tient à Accra.

Ce premier congrès a pour objectif d'analyser les défis et opportunités actuels en matière d'autonomisation des femmes dans le secteur du tourisme, en créant une synergie entre les pays africains et les principales parties prenantes pour une plus grande coopération dans la promotion de la participation des femmes dans ce secteur, souligne la publication.

En Ethiopie, le groupe médiatique +FANA BC+ revient sur le financement par le Japon du projet de modernisation de la route Jimma-Chida pour un montant de 89 millions de dollars.

Un accord a été signé dans ce sens mardi à Addis-Abeba entre le ministre d'État éthiopien aux Finances, Admasu Nebebe, et l'ambassadeur du Japon en Ethiopie, Matsunaga Daisuke, rapporte +FANA BC+

Le projet qui devra améliorer la connectivité routière, faciliter et accélérer les exportations, avait été annoncé lors de la TICAD 7, souligne le média éthiopien.

À Djibouti, la presse locale se fait l'écho mercredi de la signature d'un mémorandum d'accord entre l'Agence djiboutienne pour le développement de l'investissement et l'Autorité générale pour l'investissement et les zones franches en Égypte.

L'accord vise à renforcer les relations bilatérales d'investissement et à développer la coopération mutuelle par la mise en place d'un cadre réglementaire efficace pour l'échange d'informations sur le climat et l'environnement d'investissement et les initiatives d'investissement dans les deux pays, susceptibles d'atteindre les objectifs économiques communs des deux parties et d'informer les deux pays des opportunités d'investissement disponibles.

Il vise également à renforcer la coopération entre les deux parties, à promouvoir l'échange de visites de délégations d'hommes d'affaires et d'investisseurs ainsi que la participation à des événements sur l'investissement organisés dans les deux pays et l'échange des bonnes pratiques.

En RD Congo +Forum des As+ revient sur les manifestations organisées dans l'est du Pays contre l’insécurité. "Presque toutes les artères de Butembo étaient barricadées (hier) par des foules bigarrées, folles de rage chauffées à blanc par les jeunes gens du groupe de pression, dénommé Véranda- Mutshanga, très actif dans la ville et voulant coute que coute en découdre avec la Monusco dont elles dénonçaient à tue-tête l'inaction par rapport aux tueries cycliques" perpétrées par les groupes armés, notamment les ADF, des rebelles ougandais, "qui continuent à découper à la hâte et à la machette les pauvres civils sans armes dans la région de Beni", rapporte le quotidien. 

"Difficile de savoir si ce brasier va durer pendant combien de temps. D'autant qu’hier, Beni a connu une ville morte. Tout était fermé. Ambiance de deuil”, se demande l'auteur de l'article. 

+L’Avenir+, qui rapporte la position de la présidente de l’Assemblée nationale congolaise, Jeannine Mabunda, indique que “ nous avons une force de maintien de la paix qui est là depuis plus de 20 ans en RDC. Nous avons eu de bons progrès ensemble, mais aujourd’hui par rapport à la situation de Beni, si on rajoute aussi l’épidémie d’Ebola, il est quand même compréhensible que les populations soient frustrées vis-à-vis de la présence de la Monusco et sa capacité ou son incapacité d’action”.

Au Kenya, les principaux quotidiens rapportent que le président Uhuru Kenyatta a reçu mardi le rapport de l'Initiative Building Bridges (IBB) qui préconise, entre autres recommandations destinées à renforcer l'unité du pays et éviter les violences post-éléctorales, la création d'un poste de Premier ministre.

Le président a reçu le rapport du groupe de travail présidé par le sénateur de Garissa, Yusuf Haji, lors d'une cérémonie tenue en présence du vice-président William Ruto et du chef de l'ODM Raila Odinga.

Selon les médias locaux, le rapport cherche à "résoudre les problèmes identifiés comme vitaux pour la construction d'un Kenya stable et uni".

L'IBB avait été mise en place par le président Kenyatta et le chef de l'opposition Odinga après leur poignée de main en mars 2018, un geste symbolique par lequel les deux hommes avait promis de tirer un trait sur la réélection contestée de M. Kenyatta et de réconcilier le pays.

Le schéma envisagé par la commission, qui nécessiterait une réforme de la Constitution, prévoit que le président reste "le chef d'État et de gouvernement". 
 





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