MAfrique : Bulletin de Veille Maroco-africaine
Bulletin Maroc Afrique

20 Mai 2020 - MAP

Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine


Dakar - La lutte contre l'épidémie de coronavirus (Covid-19) est le thème principal traité par la presse africaine parue mercredi.


Au Sénégal, +Le Soleil+ rapporte que le président de la République, Macky Sall, a réitéré son appel pour l'annulation de la dette publique africaine.

Il s’exprimait hier à l’occasion d’une rencontre en visioconférence initiée par le New York Forum Institute, renseigne le journal, notant que le chef de l’Etat avait demandé aux partenaires bilatéraux et multilatéraux des pays africains d’accompagner la résilience du continent en annulant leur dette estimée à 365 milliards de dollars.

« L’Afrique, à l’image du monde, est gravement atteinte par la pandémie de covid-19 qui va durablement impacter son économie. Je demande à nos partenaires bilatéraux et multilatéraux d’accompagner la résilience du continent africain en annulant sa dette », avait-il indiqué.

Son confrère +Enquête+ indique de son côté sous le titre «Au centre de la controverse, l'Institut Pasteur s'explique» que l’Institut Pasteur de Dakar, après avoir sorti un communiqué pour s’exprimer sur l’affaire des 10 médecins du service ORL de Fann à Dakar testés positifs puis négatifs, a tenu une conférence de presse pour, souligne son directeur général, informer la population sur certains points.

Selon la publication, qui cite le DG de l’institut, Dr Amadou Alpha Sall, chaque test de prélèvement, avec tout ce qui va avec, c’est-à-dire les réactifs, les ressources humaines, le coût de fonctionnement coûte 50.000 Francs CFA (76 euros) à l’Institut Pasteur de Dakar, alors qu’il est gratuit pour le patient.

« Une chose est claire, l’institut Pasteur ne gagnera pas un franc de cette épidémie, il ne fera que recouvrir ses coûts, soit à partir de ses propres ressources ou à partir des ressources qui lui ont été données dans ce cadre ou les ressources de bailleurs », a-t-il poursuivi.

En Côte d'Ivoire, "Abidjan.net" rapporte que l'ex-président du Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques en Côte d'Ivoire (COSIM), par ailleurs, guide de la communauté musulmane ivoirienne, Cheick Aïma Boikary Fofana, a été inhumé mardi après-midi au cimetière de Williamsville au centre d'Abidjan dans « l'intimité familiale ».

Selon le portail d'information, cette inhumation de l'illustre guide religieux "s'est faite dans la plus grande discrétion en ce sens qu'aucune communication officielle n'avait été faite auparavant par les autorités religieuses".

Par ailleurs, son confrère "koaci.com" fait savoir que 34 nouveaux cas de Coronavirus sur 566 tests, 10 nouveaux guéris et 0 décès, selon un bilan rendu public mardi par le Ministère de la Santé. D'après le site électronique, 68 jours après l'annonce du premier cas, le bilan ivoirien du Coronavirus fait état de 2 153 cas confirmés sur 19 174 tests, 1 050 guéris et 28 décès.

Au Gabon, +l'Union+ écrit sous le titre "Covid-19 : tests, le coup d’accélérateur" que le président Ali Bongo Ondimba, qu’accompagnait notamment son épouse Sylvia, visitait hier au palais des sports de Libreville le nouveau laboratoire d’analyse covid-19 classé +type P2+ qui doit ouvrir dans les prochains jours et qui devrait disposer d’une capacité d’analyse de 10 mille tests/jour.

Et de souligner que le Gabon est passé de 50 tests/jour à plus de 700. De quoi permettre de mesurer l’ampleur de la pandémie.

Sur le même sujet, le site d’information +Laliberville+ indique qu’inédit en Afrique, le Gabon va lancer un centre de dépistage de masse capable d’effectuer 10 000 tests par jour de coronavirus, qui sera opérationnel dès lundi prochain, notant que le président gabonais Ali Bongo Ondimba a fait cette annonce, mardi, lors de sa visite de ce laboratoire, installé au sein du Palais des sports de Libreville.

Au Ghana, +Daily Graphic+ s'intéresse au lancement par le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, d’un programme de soutien aux entreprises impactées par la pandémie du Coronavirus d'une enveloppe de 180 millions de dollars.

Ce financement, fourni par le gouvernement et certaines banques commerciales, profite à plus de 180.000 micro, petites et moyennes entreprises (MPME) plombées par le COVID19, fait savoir le quotidien, notant que ce type d’entreprises représente 70% du produit intérieur brut du Ghana et environ 92% des entreprises.

Son confrère, +MyJoyOnline+ rapporte que le bilan des cas positifs au nouveau coronavirus au Ghana est passé à 5.918 contaminations, dont 1.754 guérisons et 31 décès.

En Ethiopie, +ETHIOPIAN MONITOR+ revient sur la question du Grand barrage éthiopien sur le Nil La Renaissance en reproduisant la déclaration du Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, qui a souligné l'importance de la Déclaration de principes de 2015 sur le barrage.

La déclaration du Secrétaire général est intervenue quelques jours après que l’Ethiopie ait réitéré son intention de commencer à remplir le réservoir du grand barrage en juillet, écrit le média, relevant que António Guterres a «noté des progrès satisfaisants dans les négociations » entre l’Ethiopie, l’Egypte et le Soudan.

Le Secrétaire général de l’ONU «encourage les trois parties à persévérer dans leurs efforts pour régler pacifiquement toute question en suspens et parvenir à un accord mutuellement bénéfique», ajoute le média éthiopien qui cite le porte-parole du SG de l’ONU..

Sur un autre registre, +FANA BC+ rapporte que la Banque nationale d'Ethiopie (NBE) a émis une directive limitant les retraits d'espèces au niveau des banques.

Entrée en vigueur le 19 mai courant, la nouvelle directive, applicable à toutes les banques et institutions de microfinance, fixe le plafond des retraits à 200 000 birrs par jour et un million de birrs par mois (1 dollar= environ 33 birr) pour les particuliers.

Les entreprises seront autorisées à retirer jusqu'à 300 000 birrs par jour et 2,5 millions de birrs par mois, souligne le média, notant que cette mesure va permettre notamment de lutter contre l'évasion fiscale.

Au Kenya, le journal "Daily Nation" s'intéresse au projet de loi proposé par le ministère du logement qui stipule que les Kényans devront payer 200 shillings (2 dollars) par mois à titre de contribution au Fonds national de développement du logement.

Les modifications figurent dans le règlement de 2020 du Fonds national de développement du logement, qui devra être déposé devant le Parlement pour adoption, souligne la publication.

En vertu de la nouvelle réglementation, les travailleurs salariés ne seront pas ainsi contraints de verser 1,5% de leur salaire brut en tant que prélèvement sur le logement, comme cela avait été proposé précédemment.

"Chaque membre doit contribuer avec au moins deux cents shillings par mois au Fonds national de développement du logement et les contributions doivent être immédiatement créditées sur le compte individuel du membre conformément à l'article 9 du règlement", selon le projet de loi présenté par le ministère du Logement.

En RD Congo, "Forum des As" écrit que le Premier ministre congolais et des membres du Comité multisectoriel de la riposte au Covid-19 entendent examiner mercredi la possibilité de mettre fin au confinement de la commune de Gombe, principal centre des affaires et du pouvoir à Kinshasa.

“Plus d'un mois de confinement, il est bienséant d'en faire l'évaluation et tirer les conséquences qui s'imposent. Gombe n'étant pas une commune quelconque, son confinement prolongé ne peut qu'impacter très négativement sur la plupart des activités économiques tant formelles qu'informelles dans la capitale congolaise”, constate l’auteur de l’article.

“L’Avenir” indique que, selon l’Unicef, la réduction des taux de vaccination actuellement signalée en République démocratique du Congo (RDC) risque d’exposer les enfants à des maladies mortelles telles que la poliomyélite, la rougeole et la fièvre jaune, notant que la baisse constatée au cours des deux premiers mois de l'année est probablement due à des problèmes bien établis, tels que la faiblesse des systèmes de chaîne du froid, la faible couverture et l’insuffisance des stocks.

En Afrique du Sud, +News24+ revient sur la situation socio-économique préoccupante vécue par la province de Gauteng, qui abrite les villes de Johannesburg et Pretoria. Citant le Premier ministre de la province, David Makhura, le journal indique que l'impact de la pandémie sera bien plus grave que ce qu'a été prévu jusqu'à présent.

Au meilleurs des cas, Gauteng perdra près de 900.000 emplois, tandis que la pire estimation fait état de deux millions d'emplois menacés, a déploré le responsables, notant que la crise sanitaire actuelle a mis la province face à un défi «astronomique» et a mis en évidence la situation de la pauvreté urbaine dans le centre économique du pays.

De son côté, +Sunday Times+ indique que le phénomène du pillage et de la destruction des écoles en Afrique du Sud continue de s'aggraver pendant le confinement décrété pour freiner la propagation du Covid-19, signalant que la plupart des incidents se sont déroulés dans les provinces de Gauteng et du KwaZulu-Natal.

Quelque 1.577 écoles ont été ciblées par des gangs qui ont commis des vols et des actes de vandalisme, rapporte le journal d'après la ministre sud-africaine de l'Education, notant qu'«il s'agit vraiment d'une tendance inquiétante qui nous retardera dans nos efforts visant à reprendre le programme académique».

A Djibouti, le quotidien +La Nation+ rapporte qu'à l’issue d’une réunion restreinte du comité de pilotage de la lutte contre le Covid-19, le premier ministre djiboutien a annoncé que le pays s’apprête à lancer une campagne de dépistage massif au niveau la ville de Djibouti.

Le responsable, écrit-on, a exhorté l’ensemble de la population djiboutienne à se dépister notamment les personnes âgées, mettant en garde contre la hausse alarmante des décès dus au nouveau coronavirus.

Djibouti a enregistré à ce jour 7 décès causés par le nouveau coronavirus, précise la publication, citant le premier ministre.

Au Rwanda, la presse locale focalise toujours son attention sur le dossier du financier présumé du génocide rwandais Félicien Kabuga, arrêté samedi en France après plus de 25 ans de traque.

Le journal +RNA+ rapporte que cette figure de proue du génocide de 1994 a été présentée mardi au parquet général de Paris, trois jours après son arrestation, indiquant qu'il a été présenté à une avocate générale qui devait lui notifier le mandat d'arrêt du Mécanisme international (MTPI), la structure chargée d'achever les travaux du Tribunal international pour le Rwanda (TPIR).

Selon le média, Kabuga doit comparaître après cette étape devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, chargée de vérifier la validité de ce mandat et d'émettre un avis favorable ou non à sa remise au MTPI. 

Le quotidien +The New Times+ précise de son côté que Félicien Kabuga est mis en accusation pour, notamment, "génocide", "incitation directe et publique à commettre le génocide" et "crimes contre l'humanité. 





              


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