MAfrique : Bulletin de Veille Maroco-africaine
Bulletin Maroc Afrique

29 Avril 2020 - MAP

Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine du 29/04/2020


Dakar - La pandémie de coronavirus (Covid-19), la question de la dette des pays africains et le dossier des migrants éthiopiens qui viennent de regagner leur pays sont les principaux sujets traités par la presse africaine parue mercredi. Au Sénégal, +Le Soleil+ écrit sous le titre « Dette de l'Afrique : les Etats unis vont évaluer l’annulation », que le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a déclaré que le gouvernement américain « évalue constamment et à la fois le comment et le quand » de l’allégement de la dette et si son annulation est appropriée.


Il était interrogé sur la demande du président sénégalais Macky Sall d’annuler la dette publique des pays africains et de réaménager celle privée lors d’une conférence téléphonique avec des médias africains sur la lutte contre le covid-19, indique le journal.

Le quotidien renseigne dans ce sens que le chef de la diplomatie américaine a salué « le soutien financier essentiel » et la suspension de la dette des pays africains à faible revenu qui ont été approuvés par les pays du G20 et du G7, ainsi que les membres du Club de Paris.

« Ecole/réouverture des classes : les scenarii de la reprise », titre en Une le journal +Enquête+, soulignant que les acteurs de l’éducation nationale sont en train de se pencher sur la question de la reprise des cours prévue le 4 mai.

Selon la publication, la tutelle multiplie les réunions à la recherche de la meilleure formule, tandis que les parents d’élèves s’avancent sur les hypothèses de reprise.

Au Mali, +Malijet+ rapporte en citant le ministère de la Santé et des Affaires sociales que seize nouveaux cas de coronavirus ont été enregistrés, mardi dans le pays.

Ces nouveaux cas positifs portent à 424 le nombre total des infections au Covid-19 dans le pays, dont 122 guérisons et 24 décès.

Les cas enregistrés sont actuellement pris en charge sur les sites de traitement, alors que les recherches se poursuivent pour retrouver les personnes-contact, assure le ministère dans un communiqué relayé par le journal. Au Gabon, +l'Union+ écrit sous le titre "Un sacré défi" que les habitants du Grand Libreville sont sortis, hier, de deux semaines de confinement total, sans qu’ait été freinée la progression de la pandémie de Covid-19 à la base de cette mesure (238 cas au 28 avril).

Et de poursuivre qu’à charge pour eux de faire preuve de responsabilité, alors que le gouvernement vient de dévoiler sa stratégie de riposte contre l’épidémie, notant que durant la phase du confinement partiel, le gouvernement va intensifier les actions de dépistage autour des cas contacts. En fonction des lieux d’habitation, poursuit la publication, le dépistage pourrait être étendu chez le voisinage en vue de délimiter l’éventuelle zone à risque.

Pour sa part, le site d’information +Gabonreview+ indique qu’à la suite des instructions du président de la République et des précisions du ministre des Affaires étrangères relatifs au rapatriement des Gabonais bloqués à l’étranger, l’ambassade du Gabon en France a entamé l’organisation du retour de ses compatriotes au pays. 

Selon le média, ils ont été invités à se signaler en vue des modalités pratiques de l’opération.

Au Kenya, le journal "Daily Nation" s'intéresse au bras de fer entre les parents d'élèves et les établissements d'enseignement privé au sujet des frais des cours en ligne jugés "trop salés" en raison de la pandémie de coronavirus.

Certaines institutions sont accusées d'avoir profité de Covid-19 pour facturer des frais supplémentaires pour les cours en ligne qu'elles proposent pour atténuer l'impact de la fermeture des écoles publiques, souligne la publication, ajoutant que la situation a été aggravée par la prolongation d'un mois de la fermeture des établissements d'éducation qui devaient ouvrir lundi prochain pour le deuxième trimestre.

Certains parents d'élèves cités par le journal ont qualifié d"injustes" les frais demandés par les écoles privées qui ont atteint entre 13.500 et 17.500 Shillings (entre 135 et 175 dollars) par mois.

A Djibouti, le journal "La Nation" rapporte que le premier ministre, Abdoulkader Kamil Mohamed, a présidé une réunion du comité de pilotage consacrée à faire le point sur la situation de la riposte sanitaire en cours.

Les échanges entre les membres du comité de pilotage ont porté entre autre sur les voies et moyens nécessaires pour le renforcement des capacités du système de santé, souligne le journal, ajoutant que le premier ministre a exhorté les membres du gouvernement à poursuivre et à intensifier les efforts déployés pour la gestion de cette crise sanitaire au cours du mois béni de Ramadan.

Le premier ministre a également fait une déclaration sur les multiples mesures de prévention et de protection prises par le gouvernement pour combattre la pandémie de Covid-19 et son évolution sur le territoire national.

En Ethiopie, +ADDIS STANDARD+ rapporte que quelque 9 400 migrants éthiopiens qui ont été expulsés ces dernières semaines d'Arabie Saoudite, de Djibouti, de Somalie, du Soudan et d'autres pays suite à la pandémie du coronavirus, bénéficient de l'aide de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans les centres de quarantaine mis en place en Ethiopie.

L'OIM apporte une aide au gouvernement éthiopien en vue de garantir aux migrants de retour, des soins médicaux, de la nourriture, un abri et d'autres formes d'assistance pendant la quarantaine et après, notamment en les aidant à retourner dans leurs villages respectifs, relève le média. 

L'OIM a également affecté du personnel médical au niveau des sites de quarantaine à Addis-Abeba, et des spécialistes de la santé mentale ont été formés et déployés pour répondre aux besoins de protection des migrants dans les centres de quarantaine du pays, souligne le média éthiopien.

+FANA BC+ revient, de son côté, sur la 19e session extraordinaire du Conseil des ministres qui a été consacrée notamment aux mesures à même de faire face à l’impact de la pandémie du COVID-19 sur l’économie du pays. Au Ghana, +Daily Graphic+ rapporte que le Parlement se réunira à nouveau jeudi prochain pour la première séance de la quatrième session, conformément à l'article 6 du Règlement du Parlement.

Cette séance envisage, entre autres, d'examiner la levée de la TVA sur les dons de matériel et de marchandises pour lutter contre la pandémie de Covid-19, permettant la déduction des contributions et des dons à Covid-19 en tant que dépenses admises à des fins fiscales et en prolongeant la date d'échéance pour le dépôt des impôts de quatre mois à six mois après la fin de l'année de base.

Son confrère, +Ghana Web+ s’intéresse à la hausse du bilan des personnes contaminées par le nouveau coronavirus au Ghana pour atteindre 1671 cas confirmés, dont 1433 dans la région du Grand Accra.

En Côte d'Ivoire, "Fraternité Matin" rapporte que l'ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne et candidat déclaré à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, a été condamné mardi, par contumace, pour “recel de détournement de deniers publics” et “blanchiment de capitaux”, à 20 ans de prison ferme, à payer 4,5 milliards de FCFA d’amende et à la privation de ses droits civiques pendant sept ans. Selon le quotidien, les chefs d'accusation dans cette affaire se rapportent à l’achat en 2007 de sa résidence dans la commune de Marcory à Abidjan pour la somme de 1,5 milliards de francs CFA, soit environ 2,3 millions d’euros. Ladite résidence, une villa, a été acquise grâce à des fonds du trésor public ivoirien, poursuit le quotidien. 

Traitant du même sujet, le portail d'information "Abidjan.net" apprend que Guillaume Soro a affirmé après sa condamnation que ce jugement est un "non-événement" et qu'il "maintient sa candidature" à la présidentielle ivoirienne d'octobre prochain. "C'est une sentence qui ne nous émeut absolument pas... Je considère que ce verdict est un non-événement. Je maintiens ma candidature à la présidentielle et je demande à tous mes partisans de demeurer mobilisés. Nous gagnerons la prochaine élection présidentielle, c'est une certitude", a écrit M. Soro sur sa page officielle facebook, cité par le média électronique. En RD Congo, "Forum des AS" indique que le gouvernement américain annonce l'octroi de 3 millions de dollars à la République démocratique du Congo, notant que ce montant est un supplément de fonds alloués à l'Exécutif congolais pour appuyer la lutte contre la propagation du Covid-19. 

Cette contribution destinée particulièrement à soutenir la prévention, la préparation et la riposte à la pandémie, porte à 17,4 millions de dollars l'appui total de Washington à la lutte contre le coronavirus en RDC, précise l'auteur de l’article.

De son côté, “L’Avenir” écrit que l’entreprise chinoise « Nest Construction sarl », a présenté mardi au gouvernement congolais sa contribution à la lutte contre le covid-19, composée de plusieurs équipements et matériel notamment des appareils respiratoires, des machines d'aspiration d’expectorants, plus de 100.000 masques, 750 combinaisons de protection, des gants, des lunettes de protection et des lingettes désinfectantes. En Afrique du Sud, +News24+ revient sur la problématique de l'eau qui touche un grand nombre de régions dans le pays, notant que selon l'Association sud-africaine des gouvernements locaux (SALGA), pas moins de trois millions de Sud-africains souffrent de la pénurie d'eau. Les réservoirs d'eau distribués par le gouvernement sur les localités les plus affectées ne sont pas suffisants pour relever le défi, a déploré SALGA, appelant les municipalités à ne pas suspendre leur service d'eau ou l'électricité pendant la période du confinement. Pour sa part, +Independent Online+ s'intéresse à la corruption qui affecte les marchés publics. Le journal indique que l'ONG Corruption Watch a fait part au Trésor national de ses inquiétudes quant à la possibilité accrue de pillage de fonds publics en raison de mesures d'assouplissement des achats visant à atténuer l'impact de la crise sanitaire de Covid-19. Corruption Watch a mis l'accent sur les risques induits par un manque de transparence et l'incapacité de surveiller les achats d'urgence, ajoute le journal, notant qu'il est impératif que tous les marchés publics soient ouverts à l'examen et au contrôle du gouvernement et des membres de la société civile, et ce à travers leur publication sur des plateformes dédiées.





              


Twitter
Facebook
Newsletter
Rss