MAfrique : Bulletin de Veille Maroco-africaine
Bulletin Maroc Afrique

9 Mai 2020 - MAP

Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine du 09/05/2020


Dakar - Les implications de la lutte contre l'épidémie de coronavirus est le sujet principal traité par la presse africaine parue samedi.


Au Sénégal, +Le Soleil+ écrit sous le titre en Une « Situation épidémiologique du covid-19 : 239 patients guéris en 5 jours », qu'entre lundi et vendredi, le Sénégal a enregistré un nombre important de guérison, notant que 239 patients hospitalisés dans les centres de traitement ont été guéris de la maladie à coronavirus.

Selon le journal, malgré l’augmentation de nouveaux cas positifs, le nombre de patients sous traitement a considérablement diminué cette semaine.

+WalfQuotidien+ rapporte de son côté que la pandémie covid-19, lourde de menaces, a bousculé la quiétude de toute une nation et rendu le consensus national nécessaire pour faire face à l’ennemi commun, le coronavirus.

Dans un article intitulé « Covid-19 et monde rural : la montée des inquiétudes », le journal écrit qu"en tout état de cause, entre marteau de la faim et l’enclume de la peur légitime d’une maladie meurtrière, avec l’hivernage et les travaux champêtres qui se profilent, le brave paysan a-t-il une seule raison de ne pas s’inquiéter ?". Au Gabon, +l'Union+ écrit sous le titre "L’état d’urgence : c’est fini" qu’hier réuni par visioconférence sous la présidence du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, le conseil des ministres a adopté un projet de décret mettant fin, à compter du lundi à minuit, disposition en place depuis un mois.

Le couvre-feu (18 heures à 6 heures du matin) demeure en vigueur, de même que l’ensemble des autres mesures sanitaires contre le covid-19.

Pour sa part, le site d’information "gabonmediatime" indique que le pic tant annoncé par le porte-parole du Comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l'épidémie à Coronavirus au Gabon (Copil), le Dr Guy Patrick Obiang Ndong semble pointer son nez, notant qu’alors que ces derniers jours, le COPIL enregistrait en moyenne 30 cas, le Gabon vient pour la première fois depuis le début de cette crise sanitaire, de comptabiliser, vendredi, plus de 100 cas testés positifs au covid-19.

Et de poursuivre que 116 cas répartis entre Libreville et l’intérieur du pays viennent d’être enregistrés, ce qui porte à 620 le nombre de personnes contaminées au covid-19. 

Au Ghana, +Daily Graphic+ rapporte que le Ghana a été présélectionné par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) parmi les pays du monde qui ont un plan "inspirant" et une réponse efficace de gestion de la pandémie de coronavirus (Covid-19).

Selon l'organisation sanitaire, le Ghana mérite des félicitations pour des mesures telles que le strict respect des protocoles de distanciation sociale et des principes d'hygiène stricts dans la lutte contre le virus, fait savoir la publication.

Son confrère, +Pulse Ghana+ s'intéresse au bilan des personnes contaminées par le nouveau coronavirus au Ghana qui est passé à 4.012 cas, dont 3.436 dans la région du Grand Accra.

Au Rwanda, le journal +KT press+ focalise son attention sur les efforts déployés par le Rwanda pour lutter contre la pandémie du nouveau coronavirus, indiquant que le pays s'apprête à déployer des robots pour réduire les risques de transmission du virus.

Citant le ministère de la Santé et le Centre biomédical du Rwanda, la publication écrit que le gouvernement a décidé d’introduire l’utilisation des robots dans la gestion des centres de traitement de Covid-19 afin de minimiser les contacts interhumains.

« Les robots surveilleront la température et l'état des patients tout en assurant la gestion de leurs dossiers médicaux », détaille le média.

En Ethiopie, +ADDIS STANDARD+ s'interroge sur les causes de la montée relativement lente de la propagation de la pandémie de COVID-19 dans certains pays africains, dont l'Ethiopie.

Plusieurs hypothèses ont été avancées dont la météo, une population jeune en Afrique beaucoup plus importante qu’en Europe, une éventuelle immunité développée après le rétablissement d’autres maladies infectieuses, le régime alimentaire ou encore les interventions proactives prises par des pays africains qui ont une expérience dans la gestion d’autres épidémies par le passé, relève notamment le média éthiopien, notant que les pandémies comme le COVID-19 «nous rappellent la fragilité des infrastructures de santé publique de l'Ethiopie et la vulnérabilité de ses 109 millions d'habitants face aux épidémies.»

Sur un autre registre, +ETHIOPIAN MONITOR+ rapporte que le nombre de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays en Afrique de l'Est et dans la Corne de l'Afrique a considérablement diminué au cours des six derniers mois.

Citant des chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le média éthiopien écrit que 1,3 million d'Ethiopiens déplacés en raison de la violence communautaire en 2019 sont rentrés chez eux et 200 000 autres anciens déplacés internes ont pu rentrer chez eux au Soudan du Sud et dans d'autres pays.

Le média évoque une baisse de près de 22% des déplacés internes dans la région en six mois.

En Afrique du Sud, +News24+ rapporte que le président Cyril Ramaphosa a autorisé la libération conditionnelle de certaines catégories de détenus afin de lutter contre la propagation du Covid-19 dans les prisons considérées comme des zones à haut risque d'infection.

La présidence a fait savoir que la libération conditionnelle s'appliquerait aux détenus à faible risque qui ont déjà purgé leur peine minimale ou qui approcheraient de cette période au cours des cinq prochaines années, précise le journal, notant que la décision concerne près de 19.000 détenus sur une population totale de 155.000 détenus.

De son côté, +Independent Online+ revient sur les préoccupations sécuritaires suscitées par l'assouplissement du confinement mis en place pour mitiger la propagation du covid-19. Citant la directrice du Parquet sud-africain, Shamila Batohi, le journal indique que le pays connaîtra une augmentation des délits liés à la pauvreté tels que les vols, les fraudes et les cambriolages.

Selon la chercheuse à l'Université du KwaZulu-Natal, Mary de Haas, la faim menace de nombreuses personnes dans le pays. « Certaines zones comptent plus de 2.000 familles affamées, mais il n'y a pas assez de colis alimentaires pour les aider toutes. Les gens sont désespérés, ce qui les conduit à commettre des vols pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. », a-t-elle dit.

A Djibouti, le quotidien +La Nation+ s'intéresse aux efforts déployés au niveau africain pour limiter la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus, mettant l’accent sur une analyse du Centre africain pour le contrôle et la prévention des maladies selon laquelle il existe un écart important entre les taux de dépistage dans les différents pays du continent.

Le journal écrit que certains pays africains considérés comme «petits» ont obtenu des taux de dépistage nettement supérieurs par rapport à ceux de leurs «grands voisins», notant dans cette optique que «Maurice et Djibouti, par exemple, ont atteint des taux de dépistage élevés par habitant».

Les tests, souligne le média, jouent un rôle majeur dans la lutte contre le coronavirus et permettent de dresser une cartographie de l’étendue de la maladie.

Au Kenya, le journal "Daily Nation" rapporte samedi que les ressortissants kényans bloqués en Inde ont été rapatariés jeudi soir à bord 'un vol de Kenya Airways.

Le vol de «rapatriement» tant attendu (KQ 205) en provenance d'Inde a atterri à Nairobi jeudi soir, après avoir quitté Mumbai à 18h30, heure locale, souligne la publication, ajoutant que les 234 passagers devraient être mis en quarantaine pendant 14 jours obligatoires avant de pouvoir rentrer chez eux.

Le Haut-commissariat (ambassadeur) du Kenya à New Delhi avait établi les formalités administratives pour 234 Kényans bloqués en Inde depuis le 23 mars 2020 après le verrouillage total du pays. Les restrictions ont été prolongées jusqu'au 17 mai en raison de la nouvelle pandémie de coronavirus, rappelle le journal.

Ce vol unique de rapatriement a pris en charge les ressortissants kényans à un tarif subventionné de 800 $ (85.894 shillings) pour un billet en classe affaires et de 430 USD (45.635 shillings) pour une classe économique, poursuit le journal.





              


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