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Le Lundi 3 Février 2020 - Par MAP

Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine du 03/02/2020



Dakar - Le dialogue national au Sénégal, la lutte contre les groupes armés dans le Sahel, la réunion à Luanda entre les présidents rwandais et ougandais, les relations entre le Gabon et l’Union européenne ainsi que la prochaine visite du Premier ministre canadien en Ethiopie sont les principaux sujets développés par la presse africaine parue lundi.


Au Sénégal, +Le Soleil+ écrit que la conférence des présidents du comité de pilotage du dialogue national se tient ce lundi au siège de cette instance à Dakar, relevant que la rencontre sera l'occasion de valider les termes de référence des différentes commissions thématiques de même que leur calendrier de travail.

Selon la cellule communication du comité, les commissions thématiques ont travaillé d’arrache-pied, la semaine dernière, au niveau de leurs sièges respectifs, ajoutant qu’elles comptent se donner les moyens de respecter la marge temporelle de trois mois assignée au comité de pilotage pour soumettre ses recommandations au chef de l’Etat, Macky Sall.

Sur un autre registre, la presse indique qu’après son institutionnalisation le premier samedi de chaque mois et son lancement, en grande pompe, le mois dernier par le chef de l’Etat, la journée de nettoiement dite « cleaning day » a connu une forte mobilisation samedi à travers l’étendue du territoire national.

Selon le journal, les Sénégalais semblent déterminés à améliorer leur cadre de vie.

Au Rwanda, la presse locale focalise son attention sur la réunion qui a rassemblé, dimanche à Luanda, le président rwandais, Paul Kagame, et son homologue ougandais, Yoweri Museveni, pour tenter d'apaiser les tensions entre Kigali et Kampala. 

Le journal +Kigali Today+ écrit à ce sujet que cette réunion, tenue en présence du président angolais, Joao Lourenco, et du président congolais, Felix Tshisekedi, « s’est déroulée dans un climat de fraternité et de parfaite compréhension », citant un communiqué publié à l’issue de ce sommet quadripartite.

Le président rwandais et son homologue congolais se sont engagés à continuer de privilégier un dialogue permanent afin de mettre fin aux tensions, poursuit la publication, indiquant que les deux parties ont convenu de se retrouver à nouveau le 21 février pour une nouvelle session de pourparlers. 

Sur un autre registre, +The New Times+ rapporte que le Rwanda a été désigné pour abriter le siège du Centre régional d'excellence de la Communauté de l'Afrique de l'Est pour la vaccination et la gestion de la chaîne d'approvisionnement en santé.

Le nouveau centre régional, dont les travaux de construction devraient commencer au plus tard en juin 2020, sera construit au Campus Remera relevant de l'Université du Rwanda, détaille le quotidien.

En Côte d'Ivoire, "Fraternité Matin" rapporte que le président ivoirien Alassane Ouattara a affirmé, dimanche à Abidjan, qu'il n'y a pas de doute sur le projet de déstabilisation de la Côte d'Ivoire dont est accusé l'ex-président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro.

"La fin de l'année 2019 a été marquée par plusieurs événements dont le projet de déstabilisation de la Côte d'Ivoire et les faux débats sur la recomposition de la Commission électorale indépendante (CEI)", a dit M. Ouattara lors d’une cérémonie d’échanges de vœux avec les militants de son parti, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

S'agissant du projet de déstabilisation de la Côte d’Ivoire, "les faits sont là, vous les avez entendu (…) il n'y a pas de doute là-dessus. Je voudrais saluer la vigilance des forces de sécurité", a-t-il ajouté, saluant le soutien "ferme" que le RHDP a apporté au gouvernement dans le traitement de cette affaire.

Sur un autre registre, "Soir Info" fait savoir que le Conseil politique du RHDP se réunira en ce mois de février pour arrêter la date de la désignation de son candidat à l'élection présidentielle d'octobre 2020. L'information a été donnée, dimanche à Abidjan, par le président Ouattara.

Au Gabon, +l'Union+ écrit sous le titre "Quel code du travail" que gouvernement, patronat et organisations syndicales se retrouvent ce lundi dans un hôtel au nord de Libreville, à l’occasion d’une plénière, étape décisive censée concilier les préoccupations des trois parties autour du code du travail.

Et de commenter que ce rendez-vous intervient en effet après des périodes de concertation entre l’exécutif et les partenaires sociaux mais aussi de friction.

Sur un autre registre, le journal s’intéresse au dialogue politique entre le gouvernement et l’UE. Il écrit dans ce sens que dix semaines après la tenue du dialogue politique intensif entre le gouvernement et l’UE, les deux parties, à travers un groupe de travail conjoint, avaient convenu d’assurer le suivi de la mise en œuvre des différents points de l'accord qui les lie. Ainsi dès demain, ce groupe se mettra à pied d’œuvre dans le cadre d’un dialogue normal, notant que les questions porteront essentiellement sur les problématiques inhérentes aux Droits de l’homme et à la coopération bilatérale.

En RD Congo +Forum des As+ aborde l'inquiétude des Congolais au sujet de Coronavirus. Cette inquiétude vient du fait que "la Chine, aujourd'hui grande puissance économique à l'échelle mondiale, attire un très grand nombre de commerçants congolais et ceux d'autres pays de la planète", explique l’auteur de l’article.

L’autre raison sur laquelle les Congolais fondent leurs inquiétudes est que “la RD Congo, n'en déplaise aux chauvins, compte parmi les nombreux pays du monde qui n'ont pas un système sanitaire organisé. Ainsi, en cas d'une infection contagieuse mortelle qui serait venue d'ailleurs, les dégâts en termes de pertes en vies humaines pourraient s'avérer plus importants que dans le pays d'origine de ladite maladie”, ajoute-t-il..

+L’Avenir+ indique que le ministre congolais de l’Industrie, Julien Paluku Kahongya a annoncé le lancement officiel de la première Zone économique spéciale de la République démocratique du Congo en 2020, en l’occurrence la zone pilote de Maluku dans la ville province de Kinshasa. 

Parmi les caractéristiques de cette zone figurent “les filières industrielles concernées dont l’agro-industrie, les matériaux de construction, les emballages, la transformation métallurgique situé à la proximité de Kinshasa, de bonnes connexions nationales et internationales de transport situées à proximité du Fleuve Congo, ce qui permet un accès facile vers le vaste marché intérieur, et son étude de faisabilité disponible d’un coût estimatif de +/- 170 millions de dollars américains”, note l’auteur de l’article.

A Djibouti, le quotidien +La Nation+ s'attarde sur le 54è forum sur les perspectives climatiques tenu récemment à Mombasa, au Kenya, sous le thème «Atténuer les risques climatiques pour la résilience».

Plus de 300 participants issus des pays membres de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) ont débattu de sujets liés aux prévisions climatiques pour les trois prochains moins, indique le journal.

Organisée par le Centre de prévision et d’applications climatiques de l’IGAD en partenariat avec le Département de météorologie du Kenya (KMD), cette réunion a rassemblé des climatologues, météorologues et experts en agriculture, en sécurité alimentaire et en gestion des catastrophes pour établir les prévisions saisonnières des trois prochains mois, ajoute la publication.

Au Ghana, +Daily Graphic+ indique que le président Nana Akufo-Addo, entamera une visite de travail de deux jours dans les régions de la savane et de l'Upper West. Lors de cette tournée le Chef d'Etat inspectera l’état d’avancement des projets lancés dans ces régions, souligne le quotidien.

De son côté, +Ghanaian Times+ rapporte que cinq personnes ont été tuées et 14 autres blessées dans un accident de la circulation survenu samedi soir sur la route d'Apam dans la région centrale du Ghana. L'accident est survenu lorsqu'une voiture est entrée en collision avec un camion à Gomoa Odumase, a fait savoir le commandant de la police du district d'Apam, Moses Osakunor, cité par le quotidien. Au Kenya, les principaux journaux rapportent lundi que le président Uhuru Kenyatta ainsi que le chef du Mouvement Démocratique Orange (ODM) Raila Odinga se rendront aux États-Unis pour assister au 68e petit-déjeuner national de prière du pays prévu les 5 et 6 février des Etats-Unis.

Citant un communiqué publié lundi par le porte-parole de la State House Kanze Dena, les médias locaux ont souligné que le président Kenyatta a été invité par le Congrès américain.

Le petit-déjeuner de prière, dont le thème est «Réconciliation, édification de la foi et de la paix», est organisé par la Fellowship Foundation à Washington DC.

Il réunira plus de 2.000 invités internationaux, notamment des dirigeants politiques et commerciaux, le Congrès américain, des diplomates et des chefs religieux.

Mme Dena a déclaré que le président Kenyatta et le chef de l'opposition Raila Odinga ont été invités à prendre la parole lors d'un déjeuner international qui se tiendra avant le petit-déjeuner de prière.

En Ethiopie, le groupe médiatique +FANA BC+ s'intéresse à la prochaine visite du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, en Ethiopie à partir du 6 février courant où il aura des entretiens avec la présidente Sahle-Work Zewde et le Premier ministre Abiy Ahmed.

Accompagné de la ministre de la Petite Entreprise, de la Promotion des exportations et du Commerce international, Mary Ng, et d’une délégation d’hommes d’affaires, le Premier ministre canadien devra évoquer avec les responsables éthiopiens les moyens à même de promouvoir le commerce et l'investissement entre les deux pays, souligne le média éthiopien.

Il rencontrera également des dirigeants africains participant au 33e Sommet de l'Union africaine (UA), ajoute +FANA BC+.

Au Mali, +L'indépendant+ indique que la France va déployer 600 soldats supplémentaires dans le cadre de son opération "Barkhane" visant à lutter contre les groupes armés dans le Sahel.

Les effectifs français déployés dans la bande sahélo-saharienne seront portés ainsi à 5.100 éléments, selon le journal.

L'essentiel des renforts sera déployé dans la zone des "trois frontières", entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a précisé la ministre des Armées, Florence Parly dans un communiqué, ajoutant qu’une "autre partie de ces renforts sera engagée directement au sein des forces du G5 Sahel pour les accompagner au combat.




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