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Le Samedi 8 Février 2020 - Par MAP

MSF- 2020 : Le Maroc, une plaque tournante de l'intelligencia africaine dans nombre de domaines



​Marrakech - Le Maroc est devenu une plaque tournante de l'intelligencia africaine dans nombre de domaines et cela d'un point de vue de la réflexion, a souligné, vendredi à Marrakech, le ministre d'Etat béninois, M. Issifou Kogui N'Douro.


"Tous les gouvernements de nos pays africains ont eu à bénéficier de la bienveillance, du suivi et de l'accompagnement du Royaume dans différents domaines stratégiques, notamment militaire et de sécurité", a ajouté M. Kogui N'Douro, dans une déclaration à la MAP, en marge des travaux de la 11è édition du Marrakech Security Forum (MSF-2020).

Le Maroc a cumulé une expertise avérée et se veut un acteur amplement engagé pour la paix et la stabilité du Continent, a poursuivi M. Kogui N'Douro, également ex-ministre de la Défense.

"Je crois que c'est vers cela que le Continent africain doit aller. Il doit aller vers celui qui a réussi dans un secteur, pour tirer profit de cette expertise, se mettre à niveau et être en mesure de faire face à ces situations de crise qui s'installent dans plusieurs zones du Continent'", a-t-il dit.

"Le Maroc est une Monarchie. Cela veut dire que c'est toute une tradition qui est là, propre, endogène et qui sort de la profondeur des Marocains et du terroir Marocain et cela est très important", a tenu à indiquer M. Kogui N'Douro, notant que le Royaume est en Afrique et qu'il appartient aux Africains de profiter de cette réalité et de bénéficier de ce qui a été fait et accompli par le Maroc.

"L'Afrique prise individuellement ne peut rien faire. L'Afrique prise dans sa globalité et plus forte, plus forte avec ses leaders, ses fils et son intelligence collective", a-t-il ajouté, mettant en avant l'engagement sans faille du Royaume en faveur de la promotion et de la défense des intérêts des pays africains.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a depuis 20 ans montré ce que le Maroc pourrait devenir et ce que le Royaume est devenu, s'est-il félicité, relevant que les pays africains ont beaucoup à profiter de l'expertise cumulée par le Maroc dans divers secteurs y compris celui sécuritaire.

"Le premier LGV en Afrique c'est au Maroc, c'est à dire que c'est une expertise technique et technologique dont le Royaume dispose déjà. Ce n'est pas pour le Maroc seul, c'est pour tout le Continent et c'est une source de fierté", a-t-il expliqué en guise d'exemple.

"Nous devons au niveau du Continent africain, revoir toute notre stratégie et la bâtir les uns avec les autres. On est intelligent à plusieurs niveaux et je crois que les intelligences collectives peuvent nous permettre d'assurer, nous- mêmes, notre sécurité et notre développement", a-t-il soutenu.

"Le développement de l'Afrique a été ces dernières décennies, au centre des préoccupations des acteurs politiques, opérateurs économiques et acteurs de la société civile nationale, régionale et internationale", a-t-il expliqué, ajoutant que les questions se sont souvent posées plutôt en termes de politiques de développement à mener mais aussi en termes de perspectives, tenant compte récemment des contraintes et défis liés à l’évolution du monde ces dernières années.

Dans la foulée, il a passé en revue une série de défis que le monde est appelé à relever, notamment ceux liés aux "changements climatiques, aux inégalités sociales, au repli identitaire et nationaliste, à la montée des extrêmes et du terrorisme, à la transformation numérique et à son évolution fulgurante et ses effets, voire à son influence sur notre quotidien et l’économie, ainsi qu'à la cyber-sécurité".

"Tous ces défis posent, à nos yeux, le problème de la sécurité de façon globale, problématique à laquelle l’Afrique est confrontée à l’intérieur de ses frontières, mais aussi d’un territoire à l’autre à l’échelle du continent", a-t-il estimé, notant que la conjugaison des efforts de tous les pays sans distinction de ressources, sont nécessaires pour maintenir un développement soutenu et durable du Continent.

Initié sous le thème "l'Afrique à l'épreuve des terrorismes et des menaces globalisées" par le Centre Marocain des Etudes Stratégiques (CMES), en partenariat avec la Fédération Africaine des Etudes Stratégiques (FAES), ce forum de deux jours rassemble 150 participants de haut-niveau issus d'une quarantaine de pays dont, des responsables civils et militaires, des dirigeants d’organisations internationales, des sécuritaires et des experts Africains, Américains, Européens et Asiatiques.

Ce Conclave se veut un espace de débats et d'échanges autour de questions d'actualité en rapport avec la thématique, tout en se fixant pour mission d’analyser, de débattre et d’échanger des expériences dans ce domaine.

Les débats lors de ce forum portent sur plusieurs thématiques notamment, "la perspective stratégique africaine à l'aune des équilibres fragiles (contexte sécuritaire incertain et imprévisible)", "le Sud, théâtre des guerres de quatrième génération (ou guerre hybride)", " le renseignement à l'ère de la mondialisation et des menaces globalisées", et "la cyber-guerre ; nouvelles menaces et nouvelles géopolitiques". 




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