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Le Samedi 15 Février 2020 - Par MAP

L'Afrique à l'honneur au Congrès de la Société royale marocaine de gynécologie obstétrique



​Casablanca - L'Afrique est à l'honneur au 38ème Congrès national de la Société royale marocaine de gynécologie obstétrique (SRMGO), qui a ouvert ses travaux vendredi à Casablanca, avec la participation d'éminents spécialistes et chercheurs de tout le continent.


Placé sous l'égide du ministère de la Santé, ce grand événement scientifique, qui a pour thème de "La SMRGO au cœur de la vie et de l'Afrique", connait la participation de 20 présidents de sociétés africaines, outre des spécialistes et professeurs des autres pays du monde, venant discuter et débattre autour des développements les plus récents et de mises au point actualisées dans le domaine, a indiqué le président de la SMRGO, Houcine Maaouni.

"Ce congrès constitue également une occasion de partager nos expériences respectives", a t-il souligné, faisant savoir que les thématiques choisies sont à la fois riches et variées et concernent toutes les facettes de la spécialité, à savoir l'échographie, l'endométriose, la chirurgie ainsi que le cancer du sein.

Il a, dans ce sens, souligné qu'une session africaine sur le cancer du sein est programmée lors de ce congrès, et qui traite plusieurs aspects, notamment l'épidémiologie du cancer du sein en Afrique, les facteurs risques du cancer du sein, les impacts psychologiques et conséquences sociales du cancer du sein, l'évolution de la chirurgie conservatrice du cancer du sein, outre la présentation du plan cancer Maroc, qualifiant l'expérience marocaine de très réussie dans ce domaine, notamment en matière de dépistage et de formation.

De son côté, le représentant du ministère de la Santé, Moulay Mustapha El Ismaili Alaoui, s'est félicité de la diversité et la richesse des sujets programmés tout au long des deux jours de ce congrès, relevant que cela témoigne de l'intérêt que donne la SRMGO à l'évolution et aux changements que connaît l'environnement dans lequel "nous, les médecins, exerçons nos activités".

Il a, dans ce sens, cité le changement des patients qui sont devenus très engagés dans l'activité et les décisions médicales, ainsi que leur prise de conscience et leur engagement dans l'exigence de certains niveaux de qualité des soins.

"Dans cette situation, nous, les professionnels, nous ne pouvons que s'inscrire et s'adapter à cette évolution. Ce genre de manifestations est une occasion qui va aider les professionnels à intégrer cette évolution et à s'inscrire dans cette trajectoire", a t-il dit.

M. El Ismaili Alaoui a, en outre, mis en avant les efforts consentis par le ministère et les professionnels de la santé, donnant lieu à une amélioration des indicateurs de santé, à l'image de la réduction notable de la mortalité maternelle.

Pour sa part, Cheikh Tidiane Cissé, professeur gynécologue-obstétricien à la faculté de médecine, pharmacie et odontologie à l'université de Dakar, a indiqué que ce congrès de haute facture est devenu un rendez-vous incontournable dans l'agenda scientifique africain, même mondial.

"Cet événement constitue une occasion de faire une mise à jour concernant un certain nombre de problématiques qui concernent la femme africaine", a t-il relevé, ajoutant que même si les différents pays ne sont pas au même niveau, "mais les problématiques restent les mêmes".

Il a salué l'intérêt particulier porté par le Congrès à la problématique du cancer gynécologique, notamment les cancers du sein et du col, mettant l'accent sur la place de l'échographie "qui est devenue un outil incontournable pour améliorer la santé de la femme".

Le président de la Société africaine des gynécologues et obstétriciens, Namory Keita, a salué, quant à lui, l'organisation de ce grand événement, mettant en avant les liens séculaires entre le Maroc et les pays du continent. 




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