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Le Mardi 26 Novembre 2019 - Par APS - ​Mohamed Tidiane Ndiaye

L’ARMÉE BISSAU-GUINÉENNE S’ENGAGE À NE PLUS FAIRE DE COUP D’ETAT


Dakar - Les hauts gradés de l’armée bissau-guinéenne ont pris l’engagement de ne plus permettre à des éléments des forces de défense et de sécurité du pays d’être impliqués dans un coup d’Etat, quels que soient les enjeux politiques, a-t-on appris d’un officiel de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), lundi, à Bissau.


"La CEDEAO se félicite de la posture républicaine des forces de défense et de sécurité bissau-guinéennes (…) Nous avons pris langue avec les généraux, officiers et commandants qui ont pris l’engagement de ne plus commettre de coups d’Etat en Guinée Bissau. C’est une ferme assurance de leur part", a annoncé Francis Awagbè Béhanzin, commissaire au département Affaires Politiques, Paix et Sécurité de la CEDEAO. 

Il prenait part à la conférence de presse de la Mission d’observation de la CEDAO pour l’élection présidentielle tenue dimanche dans ce pays, en présence de son chef, l’ancien Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga. 

Etaient également présents à cette rencontre avec les journalistes, des responsables des autres missions d’observation de la communauté internationale comme l’Union africaine, des représentants du Comité des pays de langue portugaise, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, entre autres pays. 

"Les coups d’Etat ne peuvent plus prospérer en Guinée-Bissau", a insisté Francis Béhanzin, un général béninois à la retraite, en poste à la CEDEAO depuis mars 2019. 

Il a dans la foulée annoncé qu’une série de formations seront organisées à l’intention des membres de l’armée bissau-guinéenne. 

"Dès janvier prochain, nous allons commencer la formation des formateurs’’, a-t-il annoncé, avant d’ajouter : "La Guinée-Bissau dispose de vaillantes forces de sécurité qui ont déjà connu la guerre. 

Aujourd’hui, ils acceptent de rester dans les casernes". 

L’ancien officier supérieur de la Police nationale béninoise a rappelé que l’ECOMIB, la force en attente de la CEDEAO, va encore rester en Guinée-Bissau pour y poursuivre sa mission. 

"L’ECOMIB est dirigé par un général de l’armée burkinabè qui était un ancien ministre dans son pays. Il maîtrise les enjeux géopolitiques de la sous-région", a indiqué Francis Béhanzin. 

Depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau a connu seize tentatives de coups d’Etat, quatre putschs dont le dernier en 2012, sans compter une longue série de remaniements gouvernementaux débouchant sur une instabilité politique. 

Le président sortant José Mário Vaz est ainsi le premier chef d’Etat bissau-guinéen à terminer son mandat. 

Un total de 761.676 électeurs répartis entre 3.139 bureaux de vote se sont acquittés de leur devoir citoyen dimanche dans les 29 circonscriptions électorales que comptent les huit régions de l’intérieur de la Guinée Bissau et dans la capitale Bissau appelée secteur autonome. 

Cent-neuf observateurs ont été déployés par la communauté internationale pour superviser ce scrutin présidentiel auquel prennent part 12 candidats et dont l’issue pourrait être décisive pour la stabilité politico-institutionnelle de la Guinée-Bissau. 

La CEDEAO et l’Union africaine, principales organisations de supervision des opérations de vote, ont déployé chacune 60 observateurs, les Etats-Unis 47, et la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) 23.





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