MAfrique : Bulletin de Veille Maroco-africaine
Bulletin Maroc Afrique

16 Juin 2020 - MAP

Bulletin quotidien d'informations économiques africaines


Dakar - Voici le bulletin d'informations économiques africaines pour la journée du mardi 16 juin :


Sénégal-Economie-Finances

L'Etat du Sénégal est engagé à prouver sa volonté et sa capacité à assurer le service de la dette, malgré "sa décision souveraine de participer à l'Initiative de suspension du service de la dette (ISSD)", laquelle a amené l’agence financière Moody’s à placer la notation Ba3 du pays en revue pour dégradation, indique le ministère des Finances et du Budget.

"L’Etat du Sénégal continue d’avoir une approche proactive durant la période de surveillance. Il s’agit de continuer à produire les éléments pour prouver la volonté et la capacité du Sénégal à assurer le service de la dette, malgré son adhésion à l’ISSD", peut-on lire dans une note d’information des services de ce ministère.

Sénégal-Economie

Le déficit budgétaire du Sénégal devrait atteindre 6, 1% du PIB en 2020, indique le Fonds monétaire international (FMI).

"La prise en compte totale de l’impact de la pandémie sur la collecte des recettes et les besoins de dépenses supplémentaires porte le déficit budgétaire prévisionnel à 6,1% du PIB en 2020’’, a annoncé Corinne Deléchat, une responsable du Fonds qui a dirigé une mission virtuelle du 2 au 12 juin 2020 pour mener des entretiens dans le cadre de la première revue de l’accord avec le FMI au titre de l’Instrument de coordination de la politique économique (ICPE).

Sénégal-Economie

Le produit intérieur brut (PIB) du Sénégal devrait s’établir à 1,1% en 2020, contre 5,3% en 2019, a annoncé Corinne Deléchat, une responsable du Fonds monétaire international (FMI).

"La pandémie Covid-19 a un impact significatif sur l’activité économique accentué par les mesures de fermeture des frontières, le couvre-feu et la distanciation sociale", Mme Deléchat qui a dirigé une mission virtuelle au Sénégal dans le cadre de la première revue de l’accord avec le FMI au titre de l’Instrument de coordination de la politique économique (ICPE).

Gabon-employabilité

Un premier accord-cadre de partenariat public-privé a été signé lundi à Libreville entre la ministre de la Formation professionnelle, Madeleine Berre et le patronat et le secteur privé et ce, dans le cadre du Projet de développement des compétences et de l'employabilité (Prodece).

L’objectif de l’accord est d’impliquer le secteur privé dans la gouvernance des centres de formation professionnelle, afin de corréler l’offre de formation au marché de l’emploi et garantir l’effectivité de l’insertion professionnelle des jeunes.

Ouganda-Transport

L'Ouganda prévoit d’investir 375 millions de dollars pour une « réhabilitation provisoire » des 215 km du chemin de fer à voie métrique reliant Kampala à Malaba, à la frontière kenyane, rapporte la presse locale, citant le directeur général d'Uganda Railways Corporation (URC) Charles Kateeba.

La réhabilitation de cette ligne longue de 215 km vise à réduire les coûts de transport et la congestion du trafic, entre autres, a déclaré le directeur général de l’URC, indiquant que les travaux débuteront une fois que les fonds seront mis à disposition.

Le choix des autorités ougandaises de réhabiliter la vieillissante ligne ferroviaire fait suite aux retards qui entourent le projet de la nouvelle ligne à voie normalisée (SGR), dont une demande de financement a été introduite auprès de la Chine.

Côte d'Ivoire-BM-prêt

La Banque mondiale (BM) a approuvé lundi un prêt de 315 millions de dollars US à la Côte d’Ivoire pour prévenir les risques d’inondation et améliorer la qualité de gestion des déchets solides dans la capitale économique Abidjan et les grandes villes du pays.

Le Projet d'Assainissement et de Résilience Urbaine (PARU) vise à améliorer la gestion des eaux pluviales et des ordures ménagères afin de réduire les risques d’inondations et sanitaires élevés auxquels sont confrontés les ménages urbains pauvres, indique la BM dans un communiqué. 

La première phase de mise en œuvre, dotée d’une enveloppe de 37 millions de dollars, sera consacrée à la construction ou réhabilitation de systèmes de drainage pour une meilleure canalisation des eaux pluviales dans les quartiers les plus exposés comme Yopougon et Abobo, les deux quartiers les plus peuplés d’Abidjan, ainsi que Grand Bassam, station balnéaire à 40 Km d'Abidjan.

UEMOA-PIB-déficit

Le déficit public global dans l'espace UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) a enregistré une baisse de 0,8% du PIB pour se situer à 2.350 milliards FCFA en 2019, soit 3% du PIB conforme à la norme communautaire.

Selon des médias ouest-africains, cette performance des finances publiques de l'Union est consécutive à une hausse plus importante de +18% à 16 134,6 milliards FCFA (20,4% du PIB) des recettes et dons par rapport à celle des dépenses totales et prêts nets (+12,5% à 18 484,5 milliards FCFA – 23,4% du PIB).

Cette progression des ressources publiques tirée par les mobilisations au Mali (+57,2%), en Guinée-Bissau (+29%) et au Burkina Faso (+20,3%), a été dopée par le dynamisme des recettes fiscales dont le montant s'est établi en croissance de +16,4% à 12 311,9 milliards FCFA à fin décembre 2019.

Côte d'Ivoire-vie-cherté

La capitale économique ivoirienne, Abidjan, est la 6ème ville la plus chère en Afrique en 2020, c'est ce qui ressort d'une enquête réalisée par le cabinet de conseil américain Mercer sur le coût de la vie.

Les trois premières places sont respectivement occupées par Victoria au Seychelles, N'Djamena au Tchad et Lagos au Nigeria, selon l'enquête réalisée en mars dernier et publiée récemment.

La métropole ivoirienne est la seule ville de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) présente dans le top 10 du classement des villes africaines, indique l'étude relayée par des médias locaux.

Kenya-agriculture

Au Kenya, le secteur agricole bénéficiera de 52,8 milliards de shillings (495,3 millions $) durant l’année fiscale 2020/2021 qui débutera en juillet prochain. Ce montant marque une baisse de 11 % par rapport à l’enveloppe accordée en 2019/2020 (59,1 milliards de shillings).

En outre, l’enveloppe allouée ne représente que 1,8 % des dépenses publiques totales, soit un niveau largement en dessous des engagements de 10% pris à Maputo en juillet 2003. D’après le gouvernement, ce budget devrait permettre de renforcer les programmes d’irrigation, d’améliorer l’accès des producteurs aux intrants ainsi que de vulgariser les bonnes pratiques.

RDC-budget

En RD Congo, les dépenses du personnel sont estimées à environ 1,037 milliard USD contre des prévisions linéaires de 1,133 milliard USD, soit un taux d’exécution de 91,52%, indique la Direction générale des politiques et programmation budgétaire.

Ces rémunérations, comparées aux dépenses globales effectuées durant les 5 premiers de l’année estimées à 1,550 milliard USD, représentent 66,86%.

Pour l’ensemble de l’année 2020, les rémunérations du personnel relevant du budget national se chiffrent à 2,719 millions USD.

Ghana-Monnaie

Le Ghana est en passe de se lancer dans une politique monétaire incluant les monnaies numériques, a annoncé le vice-président de la banque centrale du Ghana, Maxwell Opoku-Efari.

Pour le responsable, le Ghana s'est engagé à mener des transactions pilotes pour la vente de biens et services en utilisant la monnaie numérique.

Les particuliers, les entreprises et le gouvernement ont montré une forte préférence pour les paiements numériques pour des raisons de commodité, d’efficacité, de rapidité, d’accessibilité financière, de disponibilité 24 heures sur 24 et de piste d’audit solide », a-t-il indiqué.

Nigeria-Pétrole

La société publique nigériane du pétrole (NNPC) vient de rendre publics ses comptes. Le document relatif aux activités de l’année 2018 détaille les comptes audités de la NNPC et de ses 20 filiales et branches commerciales.

C’est la première fois qu’une telle opération est menée par la NNPC. Cette démarche vient en réponse aux nombreuses accusations de la société civile, faisant état de l’opacité dans la gestion et de la publication de résultats incomplets. Ces accusations sont d’autant plus légitimes que chaque année, la société et/ou ses filiales se retrouvent au cœur d’affaires de corruption et de détournements de fonds publics. 





              


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