MAfrique : Bulletin de Veille Maroco-africaine
Bulletin Maroc Afrique

29 Avril 2020 - MAP

Bulletin quotidien d'informations économiques africaines du 29/04/2020


Dakar - Voici le bulletin d'informations économiques africaines pour la journée du mercredi 29 avril :


Sénégal-Coronavirus-Finances

L'Etat du Sénégal a obtenu mardi au niveau du marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) un montant de 103,130 milliards FCFA (environ 208,164 millions de dollars) au terme de son émission par adjudication de bons assimilables du trésor (BAT) à 91 jours dénommés Bons Covid-19, a-t-on indiqué auprès de l’Agence UMOA-Titres basée à Dakar.

Afrique-UEMOA

Les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont décidé de ’’suspendre temporairement’’ l’application de leur Pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité afin de pouvoir faire face à la crise du Covid-19, a-t-on appris de source officielle.

Cette mesure a été actée, lundi, lors du sommet extraordinaire par visio-conférence, des chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union qui regroupe 8 pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo).

Côte d'Ivoire-économie-informel

Les fonds de soutien aux grandes entreprises, aux PME et au secteur informel en Côte d'Ivoire, visant notamment à atténuer les impacts socio-économiques du Covid-19, sont disponibles et devraient être opérationnels début mai 2020.

L’information a été donnée par Mme Christiane Duncan, conseiller technique du ministre de l’Economie et des finances, à l’occasion de la première réunion hebdomadaire du Comité paritaire technique pour coordonner les actions de l’Etat et du secteur privé. «Les fonds sont disponibles, mais l’importance des montants alloués exige une certification des cabinets quant à la transparence du process et des opérations », a-t-elle déclaré, rassurant les opérateurs de la disponibilité des fonds début mai.

Pour atténuer les effets néfastes du Covid-19 sur l’économie, l’Etat ivoirien a mis en place un plan de riposte économique visant à soutenir le secteur privé et informel. Pour sa réalisation effective, le Comité de concertation Etat-Secteur privé (CCESP) a créé deux instances de gestion. 

Gabon-pétrole

En 2019, la production gabonaise de pétrole brut a progressé de 13% à 10,901 millions de tonnes contre 9,647 millions de tonnes en 2018, tandis que les recettes se sont établies à 727,2 milliards de francs, en hausse de 24,6 % par rapport à 2018.

D'après les chiffres de la direction générale des hydrocarbures, le secteur pétrolier s’est caractérisé en 2019 par un raffermissement de l’activité, après la baisse enregistrée sur plusieurs années successives.

Ghana-Aérien

Le ministre ghanéen de l'Aviation, Joseph Kofi Adda, a proposé, lors d'un sommet régional virtuel sur l'industrie du transport aérien en Afrique, la mise en place d’un plan Marshall pour la relance de l’aviation africaine impactée par le Coronavirus.

Organisée par l'Association internationale du transport aérien (IATA), cette rencontre virtuelle a été suivie par 97 experts de 13 pays pour recueillir les contributions des parties prenantes sur la nécessité d'assurer un redémarrage en douceur.

Pour Joseph Kofi Adda, ce plan Marshall reposera sur le soutien continu aux efforts de développement des États membres, en particulier en Afrique.

"Les différents acteurs de l'industrie, allant des autorités de l'aviation civile, des sociétés de gestion des aéroports, des compagnies aériennes aux prestataires de services auxiliaires comme les transitaires et les entreprises de développement des infrastructures, doivent être soutenus", a-t-il relevé.

Nigeria-FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé 3,4 milliards de dollars d’aide financière d’urgence au Nigeria pour faire face aux répercussions de la pandémie de coronavirus.

Selon un communiqué de l'institution financière internationale, cette aide s'inscrit dans le cadre de l’instrument de financement rapide pour soutenir les efforts des autorités d'Abuja pour faire face aux "graves répercussions économiques du choc COVID-19 et à la forte baisse des prix du pétrole".

"L'épidémie de COVID-19 a amplifié les vulnérabilités existantes, conduisant à une contraction historique de la croissance du PIB réel et à d'importants besoins de financement extérieur et budgétaire" de ce pays le plus peuplé d'Afrique, a ajouté la même source.





              


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