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Le Lundi 20 Janvier 2020 - Par MAP

Bulletin quotidien d'informations économiques africaines du 20/01/2020



Dakar - Voici le bulletin d'informations économiques africaines pour la journée du lundi 20 janvier :


Sénégal-Economie-Impôts

La Direction générale des impôts et des domaines (DGID) du Sénégal a démenti, vendredi, toute idée de hausse ou de modification de l'impôt sur les sociétés, en réponse aux allégations de certains opérateurs économiques sénégalais dans les médias.

« Il convient de souligner qu’il n’y a eu aucune hausse ni modification de l’impôt sur les bénéfices, à savoir l’impôt sur les sociétés », souligne la DGID, qui précise qu’il s’est simplement agi d’apporter « une réponse fiscale appropriée à des comportements et pratiques constitutifs de concurrence déloyale et nocifs pour l’économie, en particulier la production nationale ».

Sénégal-GB-Coopération

Le partenariat entre Dakar et Londres est "en pleine croissance", souligne le Bureau d’information gouvernementale (BIG, officiel) à la veille de l’ouverture du Sommet Royaume-Uni –Afrique sur l’investissement.

Le partenariat entre le Sénégal et le Royaume-Uni qui est "en pleine croissance" porte sur des domaines tels que la promotion de l’emploi et de la croissance, la promotion de la paix, de la sécurité et de la bonne gouvernance, indique le BIG dans un document relayé dimanche par l’agence de presse sénégalaise APS.

Côte d'Ivoire-Japon-investissements

Le ministre des Affaires Etrangères, Marcel Amon-Tanoh vient de procéder à la signature d'un protocole d’accord avec le gouvernement du Japon par l’entremise de son ambassadeur, Hideaki Kuramitsu, pour la promotion et la protection des investissements.

« Ce présent accord vise à promouvoir les investissements entre nos deux pays à travers la protection des droits des investisseurs par la réalisation d’un traitement équitable et la transparence », a souligné l’ambassadeur.

Satisfait de l’excellence des relations entre son pays et la Côte d’Ivoire ces dernières années, le diplomate Hideaki Kuramitsu a salué les efforts des parties prenantes pour la conclusion et la signature de ce nouvel accord.

« Au cours de ces quatre dernières années, l’apport du secteur privé en tant que stimulateur de la croissance économique est devenu plus important en Afrique », a-t-il justifié, après avoir expliqué la détermination du Japon d’apporter plus d’inclusion aux investissements privés nippons en Côte d’Ivoire.

Côte d'Ivoire-BAD-privé

Le Fonds africain de développement (FAD), le guichet concessionnel de la BAD, a avalisé un décaissement de 37,2 millions USD en faveur du mécanisme de renforcement du crédit (Credit Enhancement Facility, PSF) dédié aux opérations non-souveraines du secteur privé au Sénégal, au Kenya et au Soudan.

Ce financement englobe, d'une part, un prêt dont le montant n'a pas été signifié qui sera destiné à une entreprise agro-industrielle en Afrique de l'Est pour le développement de son activité et, d'autre part, deux lignes de financement de crédit ciblant des PME.

Lancé en 2015, le FSP devrait constituer "un portefeuille d'exposition" de 1,5 milliard USD selon la BAD. Ce mécanisme vise à garantir les risques de crédit accordés aux entreprises dans les pays à faible revenu.

L'approbation de ces opérations porte le portefeuille total du FSP à 733,25 millions de dollars US.

Kenya-Finance

Le Kenya a entamé la négociation d'un prêt de 990 millions de dollars US auprès de la Banque mondiale, a déclaré Julius Muia, secrétaire principal du ministère kényan des Finances.

Selon le responsable, cité par des médias locaux, le nouveau prêt qui pourrait combler près de la moitié des besoins en financement extérieur du pays pour l’année 2020, devrait être négocié à un taux avantageux « très compétitif ».

Il s’inscrit dans une stratégie gouvernementale visant à réduire la dette publique du pays en privilégiant les prêts concessionnels aux taux d’intérêt abordables, aux emprunts obligataires.

Pour l’exercice 2019-2020, les autorités kényanes tablent sur un déficit budgétaire à 6,3% du PIB puis à 5,7% pour l’année fiscale 2020-2021.

RD Congo-Fiscalité

Les assignations des recettes de la Direction générale des impôts (DGI) pour l’exercice 2020 sont arrêtées à 3,590 milliards USD, hors l’IBP (Impôt sur le bénéfice et le profit) des pétroliers producteurs. Ces assignations sont en hausse de 50,7% par rapport à 2019 où elles ont été arrêtées à 4 011 2,403 milliards USD, indiquent les prévisions des recettes du ministère de Budget.

Pour atteindre ces assignations des recettes, la DGI préconise de mettre en œuvre plusieurs mesures afin de maximiser ses recettes. Elle recommande, entre autre, le recouvrement effectif de l’IPR (Impôt professionnel sur les rémunérations) sur l'ensemble de l'assiette imposable (émoluments, salaires, primes permanentes et non permanentes, collations et autres avantages) à charge des membres des institutions politiques et assimilés, la révision du taux de la première tranche du barème progressif à l'IPR à 3% au lieu de 0%, la perception de l'IPR auprès des agences d'exécution bénéficiant de financements extérieurs, l'intensification de la campagne de sensibilisation sur l'émission obligatoire de la facture par les assujettis à la TVA et le renforcement de la lutte contre la fraude fiscale.

Gabon-croissance

Le Gabon, deuxième économie de la communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), a connu une croissance de +3,4 %, bien au-delà de la moyenne sous-régionale (+2,5 %), avec une situation budgétaire excédentaire à la fin de 2019, indique un rapport du ministère de l’Economie et des Finances cité par le site +directinfo+.

Après avoir observé un ralentissement de son activité économique près de 5 ans durant, l’économie gabonaise a renoué avec un rythme de croissance en hausse en 2019 (+3,4% contre +0,8% en 2018) dans un contexte international caractérisé par la hausse des prix des ma tières premières et le raffermissement de la conjoncture économique internationale aussi bien dans les pays développés qu’émergents, souligne le ministère.

Ghana-Finance

Le Ghana a approuvé un financement d'environ 16,4 milliards de cedis depuis 2017 pour aider à recapitaliser le secteur financier et protéger les fonds des déposants après que la banque centrale a révoqué les licences de neuf prêteurs insolvables et de 23 institutions de deuxième niveau.

La Banque du Ghana garantissait auparavant 100% des fonds déposés dans les banques, mais seulement jusqu’à 20.000 cedis par personne pour les clients des prêteurs de second rang défaillants, appelés sociétés d’épargne et de crédit.

Le gouvernement a demandé à la banque centrale et au ministère des Finances d’envisager également une garantie complète pour les dépôts bloqués chez les prêteurs de second rang défaillants.

Togo-Trésor

La Direction générale du trésor et de la comptabilité publique du Togo a obtenu le 17 janvier 2020 auprès des investisseurs opérant sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) 41,250 millions d’euros à l’issue de son émission de bons assimilables du Trésor (BAT) à 364 jours, a annoncé l’Agence UMOA-Titres basée à Dakar.

Le trésor public togolais qui recherchait 25 milliards FCFA, s’est retrouvé avec 69,134 milliards de FCFA de soumissions globales provenant des investisseurs.

Le taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions se situe ainsi à 276,54%. Sur le montant proposé par les investisseurs, les responsables du trésor public togolais ont retenu 27,500 milliards FCFA et rejeté les 41,634 milliards FCFA.

Nigeria-Turquie

Le Nigeria est le deuxième plus grand partenaire commercial de la Turquie en Afrique subsaharienne, après l’Afrique du Sud, et le sixième sur l’ensemble du continent, a fait savoir la ministre turque du Commerce, Ruhsar Pekcan, qui a effectué une visite au Nigeria, les 13 et 14 janvier, dans le cadre du Forum d’Affaires Turquie–Nigeria du Conseil des relations économiques extérieures (DEIK).

Le pétrole et le gaz naturel liquéfié (GNL) constituent 90% des importations turques du Nigeria. Le reste, des produits tels que les fruits, le sésame, le charbon et le cacao, a précisé la responsable.

D’après les données de l’Institut des Statistiques turc (TUIK), le volume commercial bilatéral a été de 2,3 milliards de dollars en 2019.




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