MAfrique : Bulletin de Veille Maroco-africaine
Bulletin Maroc Afrique

16 Janvier 2020 - MAP

Bulletin économique du Maghreb du 16/01/2020


Tunis - La Tunisie a engagé neuf nouvelles réformes réglementaires permettant un meilleur accès des femmes aux activités économiques, révèle l' édition 2020 du rapport de la Banque mondiale (BM) intitulé "Les Femmes, l’Entreprise et le Droit : le poids des lois sur les perspectives économiques des femmes ".


Selon le rapport qui évalue l’impact des lois et réglementations sur les perspectives économiques des femmes à l'échelle mondiale, la Tunisie figure parmi les dix pays de la région MENA ayant le plus progressé, obtenant un score de 70 (la moyenne mondiale d’évaluation est de 75,2).

La nouvelle édition 2020 passe en revue les réformes engagées entre juin 2017 et septembre 2019 dans 190 économies. L’indice analyse les droits économiques des femmes aux différentes étapes de leur vie active à travers huit indicateurs : les femmes peuvent-elles se déplacer librement ? Quels sont leurs droits dans le monde du travail et quand elles ont des enfants ? Quelles sont les règles du mariage ? Ou encore dans quelle mesure la loi contribue-t-elle à protéger ou au contraire entraver leur capacité à diriger une entreprise et gérer des actifs ?

Selon les auteurs du rapport, la moyenne mondiale a légèrement progressé en deux ans, de 73,9 à 75,2, ajoutant que huit pays ont obtenu la note maximale de 100 , à savoir le Canada, la Belgique, le Danemark, la France, l’Islande, la Lettonie, le Luxembourg et la Suède à la faveur d’une réforme du congé parental.

Le même document souligne que des avancées ont été enregistrées dans les régions du monde qui nécessitent le plus de réformes.

"Sur les 62 réformes introduites dans 40 économies, la plupart ont concerné des pays du Moyen-Orient/Afrique du Nord (MENA) et d’Afrique subsaharienne ", indique le rapport.

Et d’ajouter que "malgré des progrès considérables, surtout pour améliorer l’accès des femmes à l’emploi et leur participation durable à la vie active, la région MENA reste celle qui affiche la note moyenne la plus basse".

-. Les flux d’investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur de l’agriculture en Tunisie qui restent volatiles et très limités, n’ont pas dépassé 26 millions de dinars en 2017 et le volume des crédits agricoles n’a pas dépassé 4% du total des crédits locaux, selon le Programme du Voisinage Européen pour l'Agriculture et le Développement rural (ENPARD Méditerranée).

Ces chiffres ont été publiés, en 2019, alors que beaucoup d'observateurs s'attendaient à ce que le dossier des négociations entre la Tunisie et ses partenaires européens sur l’accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA), soit soulevé avec l’installation d’un nouveau gouvernement tunisien.

Le rapport élaboré par le programme européen de voisinage pour l'agriculture et le développement rural et le Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes, financé par l’Union Européenne, a révélé que le total des IDE agricoles qui représente 1,9 % du total des flux d’IDE du pays, a permis la création de 328 postes d’emploi crées grâce à 10 projets dans le domaine de l’agriculture et de la pêche.

Au cours de la période 2010/2017, la valeur des IDE destinés au secteur de l’agriculture et de la pêche a atteint 199 millions de dinars. Ces investissements ont permis la création de près de 2859 emplois répartis sur 81 projets.

D’après le rapport, trois pays de l’Union Européenne; à savoir l’Italie, la France et l’Espagne ont accaparé 66 % du stock des IDE dans le secteur de l’agriculture et de la pêche pour la période 2010/2017.

Les experts de l'organisation ont souligné que le secteur agricole en Tunisie, malgré sa contribution à hauteur de 9% au PIB et 18% au marché du travail , ne représente que 4% du total des crédits.

Nouakchott -. La Mauritanie et la Banque Islamique de Développement (BID) viennent de signer une convention de financement du projet d'appui à la transformation agricole en Mauritanie dont le coût est de 52,92 millions d'euros et pour le financement duquel contribuent le gouvernement mauritanien et la Banque Africaine de Développement.

L’accord a été signé par le ministre mauritanien de l'Economie et de l'industrie, Cheikh El Kebir Moulaye Taher et le président du Groupe de la BID, Bendar Ben Mohamed Hamza Hijar. 

Les deux parties ont tenu pour l'occasion, une réunion pour évaluer et étudier les perspectives de partenariat stratégique entre la Mauritanie et la Banque Islamique de Développement.

A cette occasion, le ministre a loué les succès appréciables réalisés dans le cadre de ce partenariat entre 2011 et 2020, «ce quia permis un bond qualitatif de notre économie nationale qui s'est manifesté dans le domaine des infrastructures et des services financés entièrement ou partiellement par le groupe dans le cadre de l'exécution de notre stratégie en la matière».

Le ministre a en outre passé en revue les perspectives de partenariat pour la période 2021-2025 que le gouvernement entend établir avec le groupe de la BID, précisant que ce partenariat a pour objectif d'accompagner les priorités de développement en Mauritanie.

Le projet d'appui à la transformation de l'agriculture en Mauritanie a pour but d'élever le niveau de production des petits agriculteurs et de commercialisation de leurs produits, à travers l'obtention d'intrants et la facilitation de l'accès aux marchés grâce à l'appui à la chaine de production agricole (production, conservation, commercialisation etc).





              


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