MAfrique : Bulletin de Veille Maroco-africaine
Bulletin Maroc Afrique

15 Janvier 2020 - MAP

Bulletin économique du Maghreb du 15/01/2020


Tunis - La Société Tunisienne de l'Electricité et du Gaz (STEG) a fait savoir que le déficit de 2 milliards de dinars (1 euro = 3,11 dinars), publié dans le rapport comptable net pour l’exercice 2018, est dû à l’achat de gaz naturel en devises.


Dans un communiqué, la STEG a ajouté qu’elle prévoit une baisse de ses dettes grâce à l’amélioration du taux de change du dinar, précisant qu’elle traverse actuellement des difficultés au niveau des liquidités.

Elle a appelé ses clients publics et privés à rembourser leurs dettes qui dépassent 1650 MD afin d’honorer ses engagements envers ses fournisseurs.

L’opération d’actualisation des dettes, réalisée le 31 décembre 2018, a révélé des pertes de l’ordre de 1,2 milliard de dinars, ce qui représente un déficit sans compter les dettes de 800 MD.

La société rappelle que 70% du coût de production de l’électricité provient de l’achat du gaz naturel en devises et sur la base des prix mondiaux du baril de pétrole.

La STEG a ajouté dans ce cadre que la dégradation du taux de change du dinar, en 2018, a causé des dépenses supplémentaires de 400 MD.

A noter que la dette extérieure de la société est entièrement consacrée au financement de l’investissement qui a atteint 1160 MD, en 2018. Il s’agit, notamment, des projets de la centrale électrique à cycle combiné de Rades (900 MD) et la centrale électrique à turbine à gaz de Mornaguia-Borj Al Amri (660 MD).

La société a noté que ses prévisions tablent sur un gain de 500 MD, et ce en se basant sur les dettes actualisées de la société, le 31 décembre 2019 et suite à l’amélioration du taux de change du dinar, en 2019.

-. Le Conseil du marché financier tunisien (CMF) vient d'accorder son visa à la société Carthage Ciment (société confisquée) pour augmenter son capital de 172 millions de dinars (MD) à 395 MD par émission des actions nouvelles, a indiqué la bourse de Tunis sur son site électronique.

L’Assemblée générale extraordinaire de la société Carthage Ciment, tenue le 11 octobre, a accepté la décision d’augmentation du capital de la société d’une valeur de 223,77 millions de dinars, à un prix d’émission de 1,200 dt l’action (soit 1 dinar de nominal et d’une prime d’émission de 0,200dinar). 

L’opération de souscription commencera à partir de 17 janvier 2020 et se poursuivra jusqu’au 17 mars 2020. Le montant de l’augmentation du capital social en numéraire peut être limité au montant des souscriptions sous la condition que celui-ci atteigne les 3/4 de l’augmentation proposée (167 MD).

L’opération de souscription s’inscrit dans le cadre de la restructuration financière et de la régularisation des capitaux propres de la compagnie, dans les conditions et les délais prévus par la loi et conformément aux dispositions de l’article 388 du code des sociétés commerciales. 

Le directeur général d’El Karama Holding, Adel Grar, avait indiqué auparavant que concomitamment à l’opération d’augmentation de capital de la société, la procédure de vente de la société sera lancée, après l’échec de la première opération de vente lancée fin 2018 en l'absence des offres sérieuses. 

D’après le directeur général de la société, Brahim Sanaa, la situation financière s’est améliorée après les problèmes structurels qu'a connus la société pendant les cinq dernières années, précisant que la société conclura au cours de la prochaine période un contrat pour l’exportation de 100 mille tonnes de ciment vers l’Espagne.

Nouakchott -. Le Groupe Agence française de développement (AFD) vient de célébrer à Nouakchott ses 40 ans de présence en Mauritanie sous le signe de l’implication du secteur privé pour favoriser la croissance. «Un secteur privé dynamique est l’un des principaux piliers du développement économique », a indiqué Lionel Yondo, directeur de l’AFD à Nouakchott, lors d’une cérémonie officielle.

Il s’est félicité du processus de réformes engagé par la Mauritanie pour faire jouer pleinement aux entreprises privées un rôle «clé» pour favoriser la diversification de son économie et soutenir une croissance inclusive. «L’environnement des affaires reste un déterminant essentiel et nécessaire pour créer la confiance des investisseurs nationaux et internationaux», a-t-il rappelé.

M. Yondo estime que «quelle que soit la taille de l’entreprise, TPE, PME ou GE, un cadre permettant de faciliter la création et le développement de l’entreprise, l’accès aux financement, le règlement des différends commerciaux ou d’avoir des coûts des facteurs de production raisonnables et des infrastructures fiables sont des conditions sine qua non».

Dans un mot, l’ambassadeur de France en Mauritanie, Robert Moulié, a affirmé que son pays ne ménagera pas ses efforts pour soutenir la Mauritanie et les entreprises mauritaniennes pour relever les défis touchant l’amélioration du climat des affaires et la structuration du secteur privé.





              


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