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Le Vendredi 7 Février 2020 - Par MAP

Bulletin économique du Maghreb du 07/02/2020



Tunis - Le flux des investissements étrangers en Tunisie a régressé de 7,6%, en 2019, pour s'établir à 2,64 milliards de dinars (1euro= 3,10 TND) contre 2,86 milliards de dinars en 2018, selon les données de l'Agence tunisienne de promotion de l'investissement extérieur (FIPA).


En dollars les IDE ont atteint 902,4 millions de dollars et en euros, ils s'élèvent à 805,4 millions d’euros. A noter que les objectifs de la balance économique pour l’année 2019, avaient tablé sur l’attrait d'IDE d’une valeur d’environ 3 milliards de dinars.

Les investissements étrangers sont répartis entre 2479,1 MD d'IDE, en baisse de 9,6% (124,1 MD en 2018) et 169,1 MD en portefeuille, en croissance de 36% (2742,1 MD en 2018).

La répartition sectorielle de ces investissements fait ressortir une régression respective de 51 et 75% des investissements dans les secteurs des services et de l'agriculture pour s’établir respectivement à 302 MD et 18,6 MD et une légère croissance du secteur industriel de 10% pour atteindre 1249 MD, contre 1129,5 MD, en 2018.

Les investissements dans le secteur de l’énergie se sont stabilisés à 909,4 MD.

Le flux des IDE, hors énergie enregistré, en 2019, a permis de réaliser 603 opérations d’investissement d’une valeur totale de 1569,6 MD permettant de créer 14353 nouveaux postes d’emplois.

-. Le PDG de l'Office national tunisien de l'huile (ONH), Chokri Bayoudh a appelé à protéger les producteurs de l’huile d’olive tunisiens contre la volatilité du marché mondial qui les impacte directement et à résoudre le problème de la baisse des prix à la production. 

Lors d’une visite effectuée par les membres de la Commission parlementaire de l'agriculture, de la sécurité alimentaire, du commerce et les services liés à l’Office, il a également estimé nécessaire de "tirer les leçons des difficultés rencontrées par les producteurs durant la saison 2019/2020 afin de résoudre les problèmes du secteur".

Se disant "optimiste" quant à l’avenir du secteur oléicole tunisien, il a toutefois considéré qu’il faut prendre des mesures structurelles pour protéger le producteur contre les aléas du marché.

Concernant l’avancement de la saison oléicole actuelle, Bayoudh a fait savoir que les achats de l’ONH ont atteint, jusque-là, 20 mille tonnes d’huile d’olive d’une valeur de 99 millions de dinars (MD) sur un total de 100 MD garantis par l’Etat.

Il a, à ce titre, appelé la présidence du gouvernement et le ministère des Finances à verser les financements décidés au profit de l’ONH lors des conseils ministériels consacrés au secteur oléicole, afin qu’il puisse régler les problématiques de financement relatifs à la récolte record de cette saison.

Toujours selon lui, la moyenne quotidienne des achats de l’Office s’établit entre 3 et 4 millions de dinars et a même atteint 8 MD lundi dernier, soulignant que l’ONH a fait recours au découvert bancaire à raison de 25 MD pour ne pas arrêter les opérations d’achat. 

M. Bayoudh a, en outre, souligné que la moyenne quotidienne de production de l’huile d’olive s’élève à 3 mille tonnes, réitérant l’engagement de l’Office à poursuivre ses interventions pour absorber les quantités nécessaires.

-. Le chef du gouvernement tunisien chargé de la gestion des affaires courantes, Youssef Chahed a posé, jeudi, la première pierre d’une unité industrielle pour la production de câbles automobiles, à Jemmal (gouvernorat de Monastir), qui sera la cinquième filiale de la société allemande DRÄXLMAIER, en Tunisie.

Chahed a souligné, dans une déclaration à la presse, que la valeur de l’investissement de ce projet s’élève à 120 millions de dinars (MD) et va générer 2500 postes d’emploi. Les embauches vont démarrer fin 2020, alors que cette unité entrera en activité en 2021.

Il a précisé que le classement de la Tunisie, dans le rapport "Doing Business" s’est amélioré de 10 points en 2018, alors qu'il était en baisse constante depuis 2011.

Le chef du gouvernement a prévu un "avenir meilleur pour la Tunisie", étant donné que les équilibres des finances publiques ont été maîtrisés, avec un déficit de 3,5%, une inflation de moins de 6%, une amélioration des réserves en devises (entre 110 et 111 jours, alors qu’on était arrivé à un stock de 60 à 70 jours), et une réduction du déficit commercial.

Selon lui, le défi qui se pose aujourd’hui au pays est l’impulsion de la croissance économique et l’amélioration des services publics.

Le projet de l’unité industrielle de production de câbles de voitures de Jemmal s’étend sur 15 ha. Il entrera en exploitation au mois de février ou de mars 2021.

Basé en Allemagne, le groupe Draxlmaier est un fournisseur automobile international avec plus de 60 sites de production, dans plus de 20 pays.

Alger-. La Confédération algérienne du patronat (CAP) a tenu mercredi dernier une rencontre de travail avec la section nationale des conserveries et de la transformation des produits agricoles (SNCTPA) pour débattre des problèmes qui pèsent sur cette filière, notamment celle de l'industrie de la tomate, a indiqué la confédération dans un communiqué.

La réunion, présidée au siège de la Confédération par le président de la confédération, Boualem M'rakach et le président de la SNCTPA, Mohamed Moncef Zaim, a été consacrée à l'ensemble de ce secteur d'activité économique, "affecté grandement par une accumulation de difficultés", précise la même source.

Evoquant un rapport établi par les cercles de production, la confédération dresse un constat "inquiétant " de cette filière en citant "12.000 familles qui se retrouvent dans la précarité à cause des problèmes auxquels font face les entreprises de l'industrie agroalimentaire".

La confédération évoque également "2.500 agriculteurs qui ont abandonné la culture de la tomate industrielle, faute d'unités de transformations installées en plus de celles qui sont à l'arrêt et dont les potentialités de production sont estimées à 60.000 tonnes de concentré de tomate".

Cette quantité pourrait satisfaire 70% des besoins des Algériens en tomate industrielle, d'après l'organisation patronale.

"La relance de la filière est une priorité qui passe par un engagement sincère pour organiser la filière et augmenter ses capacités productives", conclut le communiqué.

Nouakchott -. La Mauritanie et le Mali ont convenu de lever toutes les entraves au développement des échanges commerciaux entre eux, rapportent des médias mauritaniens.

Ils soulignent que le Conseil des ministres du Mali, réuni la semaine dernière, a acté le projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction et de bitumage de la route Kwala-Mourdiah-Nara, sur la section 2.

Le marché, dont le délai d’exécution est de 18 mois, sera exécuté par l’entreprise GREEN LINE pour un montant de 17,54 milliards de FCFA (26,70 millions d’euros).

La même source souligne que la construction de la route Kaloumba-Nara, d’une longueur de 54,05 km, contribuera notamment à améliorer les conditions de transport des personnes et de leurs biens sur le corridor Bamako-Nouakchott et à promouvoir l’économie des deux pays.

Pour rappel, la Mauritanie et le Mali partagent une frontière commune de plus de 2 000 km sur quatre régions : Kayes, Koulikoro, Ségou et Tombouctou. En plus de l’amélioration du réseau routier, les deux pays travaillent, depuis des années, à résoudre les difficultés liées à l’escorte des transporteurs et au nombre important de postes de contrôle.




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