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Le Mercredi 5 Février 2020 - Par MAP

Bulletin économique du Maghreb du 05/02/2020



Tunis - "Le gouvernement tunisien n'a pas l'intention de privatiser Tunisair ou de céder une partie de son capital", a annoncé, mardi, le ministre tunisien des Transports par intérim, René Trabelsi.


"J'assure, en tant que membre du gouvernement et en son nom, qu'il n'y a aucune intention de privatiser ou de céder une partie du capital de la compagnie aérienne Tunisair", a souligné le ministre lors d'une séance plénière de l'assemblée des Représentants du peuple.

Trabelsi a toutefois indiqué, dans le même contexte, qu'"il y a un grand progrès dans le dossier de restructuration du transporteur national", expliquant que "le secteur des transports, dans son ensemble, a besoin d'une nouvelle vision qui part de zéro".

-. Une croissance non inclusive n'en est pas une, et ce n'est qu’en valorisant le capital humain, à travers ses deux composantes à savoir l’éducation et la santé, qu’elle peut l’être, c'est ce qui ressort de la première réunion de "l'Economic Policy Dialogue" initié, la semaine dernière à Tunis, par le PNUD et la Banque mondiale. 

Intervenant lors de cette rencontre tenue sous le thème "Développement du capital humain et croissance inclusive", le président de l'association "Action et développement solidaire", Radhi Meddeb, a estimé que le modèle de croissance tunisien, a cessé de fonctionner quand le capital humain a cessé d'être le principal levier de développement.

"En 2010-2011 quand la Tunisie profonde mais aussi celle des villes s'est soulevée, la croissance était bien là, mais elle était insuffisante parce qu'elle manquait d'inclusion", a-t-il rappelé.

Pour Meddeb, redonner au capital humain l'importance qui doit être la sienne, revient à restaurer la confiance pour engager le dialogue et réussir à mettre en place les vraies réformes. Il s'agit essentiellement, de redéfinir le rôle des écoles, afin qu'elles puissent favoriser un réel "vivre ensemble" et un véritable ancrage dans la mondialisation, la refonte des programmes et des modes de transmission de savoir et la mise en place d'un grand projet national d'alphabétisation numérique, afin d'éviter que la technologie ne se transforme en facteur d'exclusion.

Il a également, insisté sur la nécessité d'orienter l'argent public vers la maintenance et l'entretien de ce qui existe déjà (écoles, hôpitaux, routes, ponts…), de mettre en place l'école de la deuxième chance, d’introduire et de renforcer l'enseignement des humanités, des sciences sociales et des arts et d'instaurer une évaluation externe, de préférence internationale, du système éducatif.

-. Le premier Salon tunisien de l'Artisanat et du Tourisme "Regina Expo" se tiendra du 7 au 9 février à Rome en Italie.

Ce salon auquel participeront 30 artisans tunisiens représentant les différents domaines de l’artisanat, vise à promouvoir l’héritage culturel, patrimonial et touristique tunisien à l’étranger et à offrir à la diaspora tunisienne à Rome l’occasion de découvrir les créations artisanales locales. 

Il sera organisé en collaboration avec l’Office des tunisiens à l’étranger et l'Office National de l'Artisanat Tunisien (ONAT). 

Alger -. Les réserves de change de l'Algérie ont reculé pour atteindre 62 milliards de dollars actuellement, a indiqué lundi le Gouverneur de la Banque d'Algérie (BA), Aïmen Benabderrahmane.

"Nous sommes à 62 milliards de dollars de réserves et c'est un niveau appréciable", a déclaré le gouverneur à l'issue d'une réunion de concertations avec les PDG des banques de la place.

A fin avril 2019, les réserves de change du pays étaient de 72,6 milliards de dollars, contre 79,88 mds USD à fin 2018 et 97,33 mds USD à fin 2017.

La loi de finances (LF) de 2020 prévoit une contraction des réserves à 51,6 mds USD, alors que celle de 2019 tablait sur 62 mds USD de réserves de change à la fin de l'année écoulée. 

-. Le Forum des Chefs d'entreprises (FCE/Patronat algérien) s'est dit préoccupé du sort des entreprises algériennes activant dans l’industrie électronique et de l’électroménager, victime des restrictions appliquées sur l'importation des intrants.

"Le Forum constate avec inquiétude la dégradation de la situation des entreprises nationales publiques et privées et exprime sa préoccupation quant à l’avenir de leur situation et de celle de leurs employés", a indiqué l'organisation patronale dans un communiqué.

Le Forum pointe du doigt la note du 30 septembre dernier de l'Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF) qui concerne, notamment, l’obligation du différé de paiement ainsi que le blocage des autorisations d’approvisionnements en Kits et collections pour les filières électroménager et téléphonie mobiles, ce à quoi il faut ajouter les homologations des produits par l'autorité de régulation (ARPCE).

Nouakchott -. La capitale mauritanienne a abrité, mardi, un atelier sur le renforcement des capacités des experts nationaux supervisant la préparation du deuxième round d'auto-évaluation de la mise en œuvre de la Convention de l’ONU contre la corruption.

Initiée par le ministère mauritanien de la Justice, en coopération avec l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), vise à fournir une assistance technique et à renforcer les capacités des experts nationaux chargés de superviser la préparation du deuxième round de cette revue.

S’exprimant à cette occasion, le ministre mauritanien de la Justice, Haimoud Ould Ramdhan, a expliqué que la Mauritanie a ratifié la Convention des Nations unies contre la corruption car elle a mis en place les règles et mécanismes qui y sont établis, en mettant en œuvre les dispositions juridiques et institutionnelles requises par l'accord des Etats parties qui est l’objet de revue pour déterminer dans quelle mesure la législation en Mauritanie est compatible avec les dispositions de la convention de l’ONU.

Il a ajouté que la première revue à laquelle le pays a été soumis en 2012 comprenait les chapitres sur l'incrimination, la sanction et la coopération internationale de l'accord, notant que le gouvernement a commencé à prendre des mesures pour garantir l'achèvement des procédures dans les délais requis.

Pour sa part, Mme Cristina Lampieri, représentante du Bureau des Nations unies pour la lutte contre le crime et la drogue a apprécié les efforts déployés par la Mauritanie dans le domaine de la lutte contre la gabegie à travers la mise en œuvre de l'accord. 




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