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Le Lundi 3 Février 2020 - Par MAP

Bulletin économique du Maghreb DU 03/02/2020



Tunis - La Tunisie et la Suisse ont signé, la semaine dernière, deux accords de deux dons d'un montant global de 5,8 millions de francs suisses, destinés au financement du secteur textile et de la 2ème phase du projet "PAMPAT" qui vise la promotion des produits du terroir.


Le premier don de 1,5 million de francs suisses permettra de financer le programme global pour le Textile/Habillement (GTEX-Tunisie) qui constitue la suite du Projet d'Appui à la Compétitivité de la chaîne de valeur du secteur Textile/Habillement (COM-TEXHA).

Concrètement, il s'agit de fournir l’appui technique aux structures chargées de soutenir les entreprises opérant dans ce secteur et d’apporter l’appui technique aux PME opérant dans le secteur pour leur permettre d’accéder à de nouveaux marchés.

Le deuxième don de 4,1 millions de francs suisses permettra de financer le projet "PAMPAT 2", qui s'étale sur 5 ans (2020/2024) et vise à promouvoir davantage la filière de la figue de barbarie et à appuyer trois nouvelles filières, à savoir les dérivés des dattes, les tomates séchées et les grenades.

Le projet PAMPAT 2 sera mis en œuvre par l’ONUDI en collaboration avec les ministères de l’Industrie et des PME et de l’agriculture et prévoit des partenariats avec l’Institut Suisse de la Propriété Intellectuelle (IPI), le Programme Suisse de Promotion des Importations (SIPPO) et la Fondation Rurale Inter-jurasienne (FRI).

-. L’accord de partenariat entre la Tunisie et l’Union Européenne (UE) demeure en vigueur, pour les transactions avec le Royaume-Uni au cours de la période de transition, soit jusqu'à la date du 31 décembre 2020, renouvelable jusqu’à deux ans, a fait savoir le ministère tunisien du commerce.

Cette période transitoire a été fixée en vertu de l’accord signé entre le Royaume-Uni et l’UE et qui a été adoptée par le parlement européen le 29 janvier 2020, a précisé le ministère dans un communiqué publié au lendemain de la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

Le Royaume-Uni sera, au cours de cette période transitoire, soumis à la politique commerciale de l’UE et reconnait sa compétence exclusive, avec le respect de tous les accords internationaux signés par l’UE et ce, en attendant l’adoption de l’accord conclu entre la Tunisie, la Grande Bretagne et l’Irlande du nord, le 04 octobre 2019, lequel entrera en vigueur à la fin de la période de transition.

Il convient de rappeler que le Royaume-Uni est sorti de l’UE, la nuit du vendredi 31 janvier, achevant ainsi une adhésion de 47 ans et après 42 mois de négociations.

-. Un conseil ministériel en Tunisie a adopté, vendredi, l’annexe du permis de recherche d’hydrocarbures "ZARAT" suspendu, depuis 2012, a annoncé le ministre tunisien de l’Industrie et des PME, Slim Feriani.

M. Feriani, qui intervenait samedi lors d'une réunion au gouvernorat de Gabès, a rappelé que les investissements de ce permis de l'Entreprise Tunisienne d'Activités Pétrolières (ETAP) sont estimés à 205 millions de dollars.

Il a fait savoir, par ailleurs, que l’exploitation du champ Nawara démarrera, au cours des prochaines semaines, après la résolution de certains problèmes techniques.

-. Alger, L'organisation patronale algérienne "Forum des chefs d’entreprise (FCE)", a tiré de nouveau la sonnette d’alarme sur la situation de nombreuses entreprises publiques et privées.

"La dégradation s’est accentuée au cours des derniers jours selon les déclarations des entreprises à l’instar de Eniem, Condor, IRIS, Sacomi-Thomson, Bya Electronics, Brandt, Starlight, Géant,…etc", a mis en garde l'organisation dans un communiqué.

Elle a rappelé qu'au moins deux fleurons de l’industrie électronique et de l’électroménager, en l’occurrence Condor et Eniem, ont annoncé la libération de plusieurs milliers de travailleurs et la préparation de plans sociaux pour mettre d’autres travailleurs au chômage technique.

Le Forum rappelle qu’il a alerté en novembre-décembre 2019, des risques de l’arrêt de plusieurs unités de production suite à la mise en œuvre des dispositions de la note de l’ABEF du 30 septembre 2019, notamment l’obligation du différé de paiement, le blocage des autorisations d’approvisionnements en Kits et collections pour les filières électroménager et téléphonie mobiles et les homologations des produits par les autorités de régulation.

Dans ce sens, le Forum s’est interrogé sur le champ d’application de ladite note qui a imposé de nouvelles exigences en matière d’importation des inputs, qui a ciblé les producteurs et exclu les importateurs des produits finis.

Selon la même source, "ce paradoxe encourage l’importation des produits au dépend de la production locale, ainsi que le renforcement de l’informel qui pèse déjà sur l'économie et sa compétitivité".

En plus de l’arrêt des différentes usines et la mise au chômage de milliers d’employés, le Forum avait souligné d’autres risques à savoir l’augmentation de la facture d’importation, la pénurie des produits et son impact certain sur l’inflation et les prix, ce qui commence à se manifester sur le marché grand public.

Le Forum estime que plus de 20% des employés de la filière ont été mis au chômage et ce taux est appelé à augmenter dans le cas où des mesures urgentes ne sont pas prises par les pouvoirs publics, met en garde l’organisation.

-.Près de 80 000 commerçants algériens ont cessé leur activité ou versé dans l'informel, a affirmé dimanche El Hadj Tahar Boulenouar, président de l’Association nationale des commerçants et artisans algériens (ANCAA) dans un entretien accordé à "El Watan".

Le président de l’ANCAA évoquait ce chiffre pour expliquer les facteurs ayant contribué à l’indisponibilité des produits de large consommation, ainsi qu’à l’instabilité des prix.

"Il y a un risque majeur de chute de production pour ces denrées agricoles, à savoir céréales, fruits et légumes. Une hausse des prix est alors une évidence", a indiqué M. Boulanouar.

"Il y a également le manque de marchés de proximité et aussi la cessation d’activité de près de 80.000 commerçants. Certains ont changé d’activité tandis que d’autres ont versé dans l’informel. Tout cela contribue à l’indisponibilité des produits et ainsi à l’instabilité des prix", a fait savoir le président de l’ANCAA.

Nouakchott -. La Mauritanie dispose de 26 445 403 têtes de bétail, révèlent les dernières estimations statistiques des ressources animales effectuées au cours de l’année écoulée. 

Les petits ruminants sont les plus nombreux avec plus de 21 millions de têtes, suivis par les bovins qui se chiffrent à plus de deux millions et par les camelins dont le nombre atteint plus de 1 500 000 têtes, précise la même source.

Le secteur de l’élevage occupe aujourd’hui une place centrale dans le programme «Mes engagements» du gouvernement et jouit, à ce titre, d’une grande importance dans les programmes et projets de développement conduits par les pouvoirs publics. Le secteur, qui est le premier fournisseur d’emploi, contribue à hauteur de 22,1% du PIB, selon la Direction des prévisions au ministère de l’Économie et de l’Industrie.




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