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Le Jeudi 28 Novembre 2019 - Par MAP

Bulletin écologique du Maghreb du 28/11/2019


​Tunis - L'industrie tunisienne en général et celle de l'emballage en particulier gagneraient à adopter le concept de l'économie circulaire, ont souligné les participants aux 10èmes journées de l'emballage organisées les 26 et 27 novembre à Gammarth (Banlieue nord de Tunis).


Il s'agit d'une économie fermée et non linéaire, qui amoindrit la consommation d'énergie, d'eau et de matières premières, ont précisé les participants à ces journées, qui ont réuni des industriels et des professionnels du secteur autour d'une thématique d'actualité "l'innovation packaging et l'économie circulaire".

Selon eux, il est impératif de développer des stratégies pour intégrer les contraintes écologiques et assurer une veille stratégique impliquant le recyclage et la réutilisation des matières.

Une grande partie du papier utilisé est un papier recyclé, ce qui prouve que le recyclage est un concept déjà adopté dans l'industrie de l'emballage en Tunisie, ont-ils noté, insistant sur l'impératif de travailler selon des normes très spécifiques qui prennent en considération la durée de vie du produit dans le cadre d'une approche de développement durable.

A cet effet, la filière fait face, aujourd'hui, à des enjeux environnementaux de taille qui nécessitent une révision des cadres réglementaires et un suivi de la conformité aux normes d'hygiène, de qualité et de traçabilité, surtout celles liées directement à la santé humaine, à l'échelle nationale et internationale, ont-ils estimé.

Ils ont préconisé, cependant, un surcroît d'efforts pour assurer une veille réglementaire dans le domaine de l'aptitude au contact alimentaire, sachant que le contact de l'emballage avec le produit n'est pas inerte, il peut toujours engendrer une réaction chimique à analyser et en minimiser les effets sur la santé.

La filière de l'emballage en Tunisie, qui compte 400 entreprises et assure près de 25.000 emplois, est créatrice de valeur ajoutée, en particulier pour les produits exportés, tels que l'huile d'olive et les dattes et d'autres produits agro-alimentaires. La croissance annuelle du secteur est estimée à 10% et sa contribution au PIB est d'environ 4%.

Environ 66% des services d'emballage sont destinés au secteur de l'agroalimentaire en Tunisie, lequel compte environ 1060 entreprises, dont 201 sociétés totalement exportatrices. 

-. L'initiative MED TEST III visant à développer des chaînes de valeur textile circulaires valorisant les déchets textiles, a été lancée cette semaine à Tunis dans le cadre du programme "SwitchMed II", financé par l’Union européenne (UE) et mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI).

Présentée lors d’une rencontre sur le thème "Promouvoir des chaînes de valeur circulaires pour une industrie textile compétitive et durable en Tunisie", organisée par la Fédération tunisienne du textile et de l'habillement (FTTH) en partenariat avec l'ONUDI et l'UE, l’initiative ambitionne de favoriser une production textile durable, plus propre et efficace en ressources, à travers l’utilisation de fibres renouvelables et recyclées et l’encouragement des industriels à adopter des protocoles chimiques plus sûrs.

Concrètement, "MED TEST III" tend à renforcer les infrastructures locales, l’expertise technique et le savoir-faire nécessaires pour promouvoir la classification appropriée, la collecte efficace, le tri et le recyclage des déchets textiles post industriels et pré-consommation, tout en s’assurant que les processus de recyclage se traduisent également par un impact environnemental plus atténué.

A cette occasion, le président de la FTTH, Hosni Boufaden a souligné "la nécessité d’inclure la responsabilité environnementale et sociétale dans l’industrie textile nationale".

"Ce n’est plus un choix, mais plutôt une contrainte-business, puisque aujourd’hui un consommateur sur six se fixe comme critère d’achat la responsabilité sociétale et environnementale du processus de fabrication", a-t-il fait savoir, précisant que "la production textile consomme énormément de ressources et génère de nombreux déchets".

L’économie circulaire constitue une alternative viable et crédible, dès lors que la valeur des produits, des matières et des ressources est maintenue dans l’économie aussi longtemps que possible et la production des déchets est réduite au minimum", a-t-il estimé.

De son côté, Stefano Dotto, Chef de secteur à l’UE a fait savoir que "la prochaine Commission européenne qui s’apprête à prendre place est la plus verte et la plus éco-friendly de tous les temps".

"Elle a pour objectif d’assurer une transition vers une UE climatiquement neutre (neutralité carbone) d’ici 2050 et c’est une approche que nous envisageons de partager avec nos partenaires", a-t-il fait savoir, notant que "l’économie circulaire est le seul moyen pour assurer la durabilité de nos modèles économiques. Les citoyens doivent aussi adopter un mode de consommation durable".

Selon "The world wildlife foundation", la production mondiale de coton consomme, à elle seule, 25% des insecticides et 10% des herbicides utilisés dans le monde. De plus, le processus de production (lavage, rinçage, teinture …) consomme un volume important d’eau, alors que le transport du produit confectionné jusqu’au marché cible génère, par ailleurs, une forte empreinte carbone.

Acheté, porté et arrivé en fin d’usage, le produit est jeté même s’il demeure en bon état, ce qui a aussi un fort impact environnemental, précise-t-on de même source.





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