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Le Jeudi 21 Novembre 2019 - Par MAP

Bulletin écologique du Maghreb du 21/11/2019


​Tunis - Une charte régionale pour l'optimisation de l'exploitation des zones irriguées publiques en Tunisie a été signée, mercredi, au siège du Gouvernorat de Béja.


Cette charte vise à créer un système d'exploitation et de maintenance qui permettra d'éviter les retombées des années de sécheresse et de garantir la pérennité des ouvrages hydriques et d'irrigation.

Selon le Secrétaire d'Etat tunisien chargé des ressources hydrauliques et de la pêche, Abdallah Rebhi, cette charte sera généralisée à tous les gouvernorats du pays.

Il a indiqué que la mise en œuvre de cette charte est l'un des derniers recours pour préserver les ouvrages d'irrigation existants et faire face au changement climatique, précisant qu'il s’agit également d’assurer un seuil minimal d'approvisionnement entre les années pluvieuses et sèches.

A cet égard, il a appelé à réfléchir à la mise en place de nouvelles approches qui permettront d’exploiter le potentiel important des zones irriguées, telles que la transformation des groupements d’intérêt collectif (GIC) en ouvrages publiques et la préservation des zones irriguées.

La Charte régionale fixe les dispositions relatives à l’exploitation des zones d’irrigation publiques, les droits et obligations des parties impliquées dans le système d’exploitation de l’eau dans les zones irriguées, telles que les groupements d’intérêt collectif, les structures professionnelles agricoles et l’administration.

L’objectif recherché est de rationaliser la consommation d’eau dans le secteur agricole et organiser l’approvisionnement en eau des grands barrages, au cours de diverses périodes et années sèches et pluvieuses. De son côté, le Président de l’Union régionale de l'agriculture et de la pêche de Béja, Chokri Djebbi a souligné que toutes les structures de l’union ont exprimé des réserves sur les points de la Charte relatifs au paiement anticipé et au paiement d’anciennes dettes dans les zones irriguées, tout en appelant à l'assainissement des dettes contractées avant l’année 2017.

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- . Toutes les stations des eaux usées en Tunisie devront adopter le procédé de traitement tertiaire à l’horizon de 2028. Les premières stations de traitement tertiaire des eaux usées seront réalisées au Centre et au Sud du pays, selon le ministre tunisien de l'Environnement et des Affaires locales, Mokhtar Hammami.

Le traitement tertiaire, à travers des procédés supplémentaires, réduit la pollution des eaux usées ayant subi des traitements primaires et secondaires (traitement physique, traitement chimique, ou traitement biologique supplémentaire).

La première station de traitement tertiaire, mise en service il y'a 8 mois à Mahdia, a été installée moyennant un budget de 125 MD (1 euro = 3,14 dinars). Le coût de réalisation d'une station classique de traitement des eaux usées est estimé à seulement 91 MD.

En Tunisie, plus de 75 % des eaux usées traitées (EUT) sont rejetés dans le milieu naturel directement ou via des émissaires et entrent à nouveau dans le cycle hydrologique.

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Nouakchott -. La Mauritanie entreprend d’importants efforts de lutte contre la désertification, la dégradation des terres agricoles et des pâturages à travers des mesures politiques, juridiques et institutionnels, a déclaré le Secrétaire général du ministère de l’Environnement et du développement durable, M. Madi Ould Taleb.

S’exprimant lors d’une rencontre à Nouakchott sur les écosystèmes forestiers, Ould Taleb a indiqué que malgré une situation caractérisée par 83 % de sa superficie désertique et son système écologique dégradé par les effets de la sécheresse et la pression humaine, la Mauritanie dispose encore de forêts, de zones humides et de pâturages.

Passant en revue les mesures prises par le département de l’Environnement et du Développement durable pour faire face à la situation, le responsable a de même souligné que la dégradation des systèmes écologiques constitue les principaux défis auxquels font face les pays du Maghreb dans le domaine de la protection des ressources naturelles et leur gestion durable. Les participants à cette rencontre ont soutenu que les hausses régulières des températures et l’édification du climat ne manqueront pas d’affecter les écosystèmes naturels et d’aggraver la dégradation des terres et des forets, l’appauvrissement des ressources renouvelables et la régression de la biodiversité si des mesures concertées de riposte, adéquates et durables, ne sont pas prises.


Topics : écologie



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