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Le Vendredi 14 Février 2020 - Par MAP

Bulletin écologique du Maghreb du 14/02/2020



​Tunis - Le Centre international des technologies de l'environnement de Tunis (Citet) a organisé, récemment dans la capitale tunisienne, une journée d’information sur le projet tunisien de production propre (PPPT).


Ce projet s’inscrit dans le cadre des objectifs fixés par l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (Onudi) et visant la promotion de l’écologie industrielle et l’adoption d’un concept salutaire, à même de réussir l’équation production- valorisation des déchets.

L’idée étant d’orienter, progressivement mais sûrement, la production industrielle vers l’économie circulaire en apportant aux professionnels les abc de cette démarche fondamentale à une économie plus rentable, à une production moins coûteuse et plus respectueuse de l’écosystème.

En Tunisie, le Citet a été désigné par l’Onudi comme étant l’institution de tutelle, relevant du ministère des affaires locales et de l’environnement, pour la vulgarisation de l’information sur l’éco-industrie et pour apporter aux professionnels de ce secteur l’appui technique et l’accompagnement adapté à leurs besoins.

La PP représente, ainsi, une stratégie à part entière, intégrée dans toutes les étapes de l’activité d’une entreprise, notamment au niveau des procédures, des services, des produits et même durant le cycle de vie du produit, depuis la matière première et jusqu’à son recyclage ou sa phase de déchet ultime.

"Il s’agit de produire plus en impactant moins l’environnement", selon Mme Zouhour Yaich, chef de service au sein dudit centre, qui a ajouté que cette stratégie est fondée sur le principe gagnant-gagnant entre les entreprises d’une part et les Groupements de maintenance et de gestion des zones industrielles ( GMG ), de l’autre.

Pour sa part, M. Ahmed Herzi, sous-directeur au Citet, chargé de l’assistance aux entreprises, a expliqué qu’il s’agit de soutenir les professionnels dans la gestion des problèmes environnementaux dans les zones industrielles en maîtrisant la gestion des ressources et des déchets.

Une véritable symbiose entre la production propre (PP) et l’éco-design, mais aussi d’une coopération interentreprises, implique, néanmoins, un consensus entre les différents acteurs.

-. Une marche pacifique a été organisée, jeudi, par l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Gabès, pour déplorer la dégradation de la situation environnementale dans la région, suite à la poursuite des opérations de déversement du phosphogypse et des eaux usées dans la mer.

La marche a pris le départ devant le port de pêche de Gabès en direction du port commercial où les manifestants (des pêcheurs, des ouvrières de collecte des mollusques,..) ont réclamé l’arrêt immédiat du rejet de produits toxiques en mer.

Ils ont, également, réclamé l’indemnisation des marins-pêcheurs pour les dégâts subis par la pollution marine et incité le groupe chimique tunisien à respecter ses engagements.

Ils ont aussi appelé les responsables à assumer leurs responsabilités concernant le dossier de la pollution marine et la situation environnementale détériorée dans le golfe de Gabès qui représente la principale source pour plusieurs pêcheurs pour gagner leur vie.

-. L'Algérie n'est pas en situation d'alerte ou de stress hydrique malgré le manque de précipitations que connait le pays en cette saison hivernale, a indiqué jeudi à Alger le ministre des Ressources en Eau, Arezki Berraki. Interrogé lors d'un point de presse en marge d'une Journée d’études intitulée "L’eau dans la ville, les nouveaux défis du service public", le ministre a fait savoir que le manque de précipitations à cette période de l'année à travers le pays n'est pas un fait exceptionnel, ajoutant qu'un bilan devra être fait à partir des mois de mars et avril, période où la pluviométrie est la plus importante depuis plusieurs années. Il a expliqué qu’"il est constaté depuis une à deux décennies que la plus forte pluviométrie est enregistrée aux mois de mars et avril. Nous ne pouvons nous prononcer qu'à partir de cette période à venir".

Il a de même indiqué que le taux de remplissage des barrages à travers le pays a dépassé 63%, précisant que la majorité de l’eau destinée aux citoyens est puisée au niveau des nappes phréatiques et non à partir des barrages.




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