MAfrique : Bulletin de Veille Maroco-africaine
Bulletin Maroc Afrique

4 Mai 2020 - MAP

Bulletin écologique du Maghreb du 04/05/2020


​Tunis - La capacité électrique concentrée des énergies renouvelables pour la production de l'électricité en Tunisie s'est établie à 379 mégawatts (MW) en 2019, contre 115 MW en 2010.


Selon les données publiées par le ministère tunisien de l'Energie, des Mines et des Energies renouvelables, 63,3% des énergies renouvelables sont d'origine éolienne via la Société Tunisienne de l'Electricité et du Gaz (STEG), 20,4% sous forme d'énergie solaire photovoltaïque (STEG avec l'Agence Nationale de Maitrise de l'énergie) et 16,3% de l'énergie issue de l'hydroélectricité assuré par la STEG. 

La puissance électrique concentrée représente 6,6% de la puissance totale, contre 3,2% enregistrée en 2010, précise-t-on de même source.

-. Les réserves en eau dans les 33 barrages tunisiens ont atteint à la date du 29 avril denier 1,45 milliard M3 contre 1777,1 Mm3 enregistrées à la même date de 2019, soit une baisse de près de 18% (654 Mm3), selon l'observatoire national de l'agriculture (ONAGRI).

Le taux de remplissage des barrages est de près de 65%, sachant que la moyenne des réserves en eau dans les barrages du pays enregistrées au cours des trois dernières années a atteint 1190,4 Mm3, soit une hausse de 267 Mm3, précise-t-on.

Les volumes stockés sont ainsi répartis : 1290,1 Mm3 dans les barrages du Nord (73,9%), 125,9 Mm3 au Centre (28,2 %), 41,7 Mm3 dans les barrages du Cap Bon (68,5%). 

Les précipitations de la campagne agricole 2019/2020 sont caractérisées par une inégalité répartie dans l'espace et dans le temps, a fait remarquer l'ONAGRI.

Après une saison hivernale marquée d’un déficit pluviométrique, les dernières précipitations des mois de mars et d’avril ont engendré une amélioration des apports pluviométriques qui s’est approchée de la normale dans la majorité des régions avec un léger excèdent pour les régions du Centre et Sud Est. 

Ainsi, durant la période du 1er septembre 2019 jusqu’au 29 avril 2020, la pluviométrie enregistrée sur l’ensemble du pays a atteint 96% de la normale.

Sur le plan de la campagne agricole, les dernières pluies auront un impact positif sur l’évolution du couvert végétal des cultures en sec notamment les céréales qui connaissent actuellement dans l’ensemble un bon niveau de croissance, assure l'ONAGRI.

Toutefois, le manque de pluies durant les mois de janvier et février a d’ores et déjà affecté négativement les cultures de céréales dans certains gouvernorats du centre-ouest et sud-ouest (Siliana, Kasserine, Sidi Bouzid et Kairouan).

Alger -. Dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Nord-Ouest, les criquets se reproduisent durant la période qui s’étale de juin à octobre et se déplacent du Sahel vers l’Afrique du nord (Algérie, Maroc,Tunisie, Libye et Mauritanie) à partir de fin octobre début novembre, a déclaré M. Hammouny, Secrétaire exécutif de CLCPRO-Commission FAO de lutte contre le criquet pèlerin.

Dans une déclaration à la presse, M. Hammouny a expliqué que cette période qui coïncide aussi avec la saison des pluies hivernales au niveau de ces régions favorise davantage leur reproduction. Il a souligné que la lutte préventive, qui devrait commencer à partir du mois de juin prochain, consiste à réduire au maximum le nombre d’essaims adultes et d’empêcher leur reproduction afin de diminuer le risque acridien pour l’Afrique du nord et pour le Sahel.

"D’autant plus, que l’arrivée des essaims va coïncider avec la saison des pluies et des périodes de reproduction qui s’étalera sur quatre mois dans ce biotope d’où l’impact sur les ressources agro-pastorales de ces pays", a-t-il expliqué. L’expert a, à ce propos, souligné que le rôle de la commission CLCPRO consiste à renforcer les capacités d’intervention des pays du Sahel pour préserver les ressources agro-sylvo-pastorales empêchant la remontée des populations acridiennes dans les pays de l’Afrique du Nord.





              


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