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Le Jeudi 13 Février 2020 - Par MAP

Bulletin de l'écologie de l'Afrique du 13/02/2020



Dakar - Voici le bulletin de l'écologie de l'Afrique pour la journée du jeudi 13 février :


Sénégal :

--Le projet de loi adopté par l'Assemblée nationale en janvier dernier pour éradiquer le péril plastique au Sénégal va entrer en vigueur à partir du 20 avril prochain et sera appliqué dans la rigueur, a assuré le ministre de l'Environnement et du Développement durable, Abdou Karim Sall.

Cette nouvelle loi relative à la prévention et à la réduction de l’incidence des matières plastiques sur l’environnement abroge celle de mai 2015. Cette dernière interdisait la production, l’importation, la détention, la distribution et l’usage des sachets plastiques à faible micronnage.

Le texte devant entrer en vigueur le 20 avril concerne la gestion rationnelle des déchets plastiques, en plus d’être une illustration de la volonté renouvelée du gouvernement du Sénégal d’éradiquer la pollution plastique, a précisé Abdou Karim Sall lors d’un déjeuner avec des journalistes.

Bassin lac Tchad :

--La Banque africaine de développement (BAD) réaffirme son plein soutien à la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) qui regroupe le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad, confrontés à la menace du groupe djihadiste Boko Haram.

Le directeur du Bureau de coordination des États en transition (RDTS), Yero Baldeh, a reçu le 04 février au siège de la Banque, à Abidjan, une délégation de la CBLT conduite par son secrétaire exécutif, l'ambassadeur Mamman Nuhu, rapporte un communiqué.

La Banque intervient sur près d’un million de kilomètres carrés dans plusieurs secteurs pour favoriser l’intégration régionale entre les pays riverains du lac, renforcer la résilience des populations et lutter contre la fragilité.

Mali :

--Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté mercredi des projets de texte relatifs à la ratification de l'Accord de financement, signé à Bamako, le 20 septembre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et l'Association internationale de Développement, relatif au financement additionnel au titre du Projet de Systèmes hybrides d’Electrification rurale.

Par cet accord, l’Association internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 18 millions d’Euros, soit 11 milliards 807 millions 226 mille francs CFA.

Le projet, objet du financement, vise à améliorer l’accès des populations des zones rurales aux services de l’électricité et à accroître la production des énergies renouvelables.

RDC :

--La Réserve de Biosphère de Luki, située dans la province du Kongo Central en République démocratique du Congo, connaît une déforestation grandissante, depuis maintenant plus de trois ans, selon le maire de la ville de Boma, Marie-José Niongo Nsuami, qui a reçu mardi en audience la délégation d’une Coalition Nationale contre l’Exploitation Illégale du Bois.

Pour le maire de la ville, il faut que le gouvernement central s’implique dans la lutte contre cette déforestation qui a pris des allures très inquiétantes. Elle a par ailleurs informé que cette descente aux enfers de cette Réserve a été accentuée par le retrait du territoire de Muanda sous la juridiction de la ville de Boma.

Les activités de la carbonisation et du sciage de long a atteint son paroxysme au point de s’exercer même dans la zone centrale de la Réserve. Si rien n’est fait, dans les dix ou vingt ans à venir, ce massif forestier pourrait disparaître ou se dégrader comme cela a été le cas avec la forêt du Mayombe, met-elle en garde.

Au niveau de la ville de Boma, le maire entend entreprendre une campagne impliquant tous les ménages de sa ville dans le boisement. « Nous avons 17 quartiers, nous allons voir comment planter un arbre dans chaque parcelle », a-t-elle déclaré.

Nigeria :

--Le gouvernement envisage d'émettre une troisième tranche d’obligations vertes pour lever jusqu’à 25 milliards de nairas (plus de 68 millions de dollars) pour financer des projets verts.

Les projets éligibles à ce nouveau financement seront ceux relatifs à l’énergie renouvelable, au reboisement et au transport écologique.

"La première tranche de green bond s'élevait à environ 10 milliards de nairas, la deuxième à 15 milliards de nairas et la troisième à 25 milliards de nairas. Nous voulons entreprendre plus de projets environnementaux qui nous permettront de faire face aux problèmes climatiques", a affirmé Mohammad Mahmood Abubakar, le ministre nigérian de l’Environnement.

Selon lui, l’agriculture écologique fera partie des projets soutenus par cette troisième émission de green bond, une preuve de l’engagement du gouvernement nigérian à participer activement à l’action climatique. 




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